Terminaux portuaires: Bâle à l'abri des bouchons jusqu'en 2029

Terminaux portuaires: Bâle à l'abri des bouchons jusqu'en 2029

Photo: Keystone

Les capacités actuelles des terminaux portuaires assurant le transbordement des conteneurs maritimes à Bâle suffisent pour faire face à la croissance attendue de la demande jusqu'en 2029, relève une étude. Au-delà, il faudra un nouveau terminal.

Les ports de Rotterdam et d'Anvers accroissent leurs capacités. Les milieux économiques et politiques s'attendent à une hausse considérable du nombre de conteneurs transitant sur le Rhin, écrit lundi l'Association des chargeurs (VAP) dans un communiqué.

Pour faire face à la demande croissante, les ports rhénans et des entreprises prévoient d'ériger de nouveaux terminaux, comme celui de Bâle-Nord porté par CFF Cargo.

Trois entreprises bâloises ont également annoncé en février vouloir ériger un terminal dans le port voisin de Weil am Rhein, en Allemagne. Ce projet pourrait coûter jusqu'à 20 millions d'euros (21,5 millions de francs).

Nouveaux terminaux pas nécessaires

Pour la VAP, construire n'est pas la bonne solution. Ces terminaux ne sont pour l'instant 'pas nécessaires et trop coûteux', indique à l'ats son secrétaire général Frank Furrer. Il faut de plus 'réaliser les projets présentant le meilleur rapport coût/efficacité', souligne également le communiqué de VAP, qui représente 300 entreprises de chargement et de logistiques en Suisse et en Europe.

Pour M. Furrer, ce n'est pas le cas des projets de terminaux de Bâle-Nord et Weil am Rhein. Les coûts importants vont se répercuter sur les clients. Et la Confédération devra les subventionner à hauteur de 60%, estime-t-il. Mais ces infrastructures ne seront pas efficaces et travailleront en surcapacité.

Car le taux actuel d'utilisation des terminaux bimodaux (rail-route) atteint 73%, contre 80% pour les trimodaux (navigation-rail-route). Le port de la cité rhénane possède donc déjà des réserves de capacités suffisantes, dit une étude du cabinet de conseil en logistique TransCare, mandaté par VAP.

Prolonger les heures d'exploitation

Selon des projections, les capacités actuelles permettent de faire face jusqu'en 2022. Ensuite, un engorgement des terminaux sera à craindre, admet VAP.

Mais plutôt que de construire de nouveaux terminaux, il faut 'prolonger les heures d'exploitation et réaliser les aménagements prévus des terminaux existants, qui suffisent pour garantir les transbordements trimodaux jusqu'en 2029'. Le passage à un horaire de 14 heures par jour est ainsi avancé par les auteurs de l'étude.

En 2029, certaines installations portuaires de Bâle Petit-Huningue disparaîtront au profit de nouveaux quartiers d'habitations. Un nouveau terminal sera alors indispensable, acquiesce le secrétaire général de la VAP.

/ATS
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