Tsipras promet des réformes à l'UE

Tsipras promet des réformes à l'UE mais reçoit un revers de la BCE

Photo: Keystone

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, reçu par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à Bruxelles, a proposé à l'UE un plan de réformes et de financement sur quatre ans. Mais en soirée, la BCE a décidé de priver les banques grecques d'une de leurs sources de financement.

Les nouveaux dirigeants grecs ont poursuivi leur tournée européenne pour tenter de convaincre de la nécessité d'alléger le fardeau de la dette colossale de leur pays. Elle atteint quelque 230 milliards d'euros et 177 % du PIB.

A Bruxelles, M. Tsipras a proposé la préparation avec l'UE d'un plan de réformes et de financement de 2015 à 2018, a indiqué une source gouvernementale grecque.

Cette mesure intègre un programme 'radical' en matière de lutte contre la corruption et la fraude fiscale, couplé à un allègement des obligations budgétaires de la Grèce, a dit cette source à l'issue d'un entretien entre le Premier ministre et le président de la Commission européenne.

'Solidarité' et 'respect'

Le chef du gouvernement grec a aussi évoqué la possibilité d'un 'accord transitoire' donnant à son pays la marge financière pour préparer ce plan. 'Je suis très optimiste quant au fait que nous allons faire de notre mieux pour trouver une solution commune viable pour notre avenir', a déclaré M. Tsipras.

Après Bruxelles, M. Tsipras s'est rendu en France. 'Nous voulons dialoguer, nous ne sommes pas une menace pour l'Europe' et la Grèce souhaite exhorter la France à jouer 'un rôle prépondérant, de garant' de la croissance au sein de l'UE, a-t-il affirmé.

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, s'est rendu, après Rome, au siège de la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort, avant une rencontre cruciale jeudi avec son homologue allemand Wolfgang Schäuble. Il a dit avoir eu 'des discussions fructueuses' avec le président de la BCE Mario Draghi.

Secteur financier sauf

Mais en soirée, la BCE a communiqué qu'elle privait les banques grecques d'une de leurs sources de financement. Elle a suspendu le régime de faveur dont bénéficiaient jusqu'alors ces banques, 'étant donné qu'il n'est pas possible à l'heure actuelle d'anticiper une issue positive' du programme d'aide international dont bénéficie Athènes.

La décision de la BCE n'a 'pas de répercussions négatives' sur le secteur financier du pays, a réagi le ministère grec des Finances. Le système bancaire reste 'totalement protégé'. Pour se financer, il reste aux banques l'option d'urgence, le mécanisme ELA, qui permet à la Banque de Grèce de débloquer des fonds pour aider les établissements de crédit à surmonter une crise de liquidités.

/ATS
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