L'UBS a cessé ses activités avec l'Iran et la Syrie

ZURICH - L'UBS a cessé en début d'année ses activités avec l'Iran et en partie avec la Syrie, suite à une réévaluation de ces marchés. Les raisons sont économiques, selon la banque, qui n'a pas voulu établir de lien direct avec la crise du nucléaire iranien.Cette crise n'était qu'un facteur parmi d'autres, a déclaré un porte-parole de la banque. L'UBS évalue régulièrement sur la base de ses directives internes les pays où elle est active. Elle est arrivée à la conclusion que le marché iranien n'était plus intéressant.La banque n'a pas indiqué les volumes concernés. Elle a cessé pour une durée indéterminée ses relations d'affaires aussi bien avec des entreprises qu'avec des privés. Les Iraniens en exil ne sont en revanche pas concernés.L'UBS a également partiellement interrompu ses relations avec la Syrie. Mais le porte-parole n'a pas voulu donner de détails, la décision concernant uniquement la banque et ses clients.Le Credit Suisse suit également "avec une inquiétude croissante" l'évolution de la crise du nucléaire iranien, a indiqué son porte-parole Georg Söntgerath. Mais selon lui, la grande banque ne peut pas se retirer du jour au lendemain du pays en raison de son financement d'entreprises suisses actives dans l'import-export avec l'Iran.Les contrats comprennent en effet des délais de résiliation qui doivent être respectés. En outre, la Confédération accorde toujours la garantie contre les risques à l'exportation (GRE) pour l'Iran, a relevé le porte-parole.Depuis plusieurs mois, l'Iran progresse à petits pas vers une reprise de l'enrichissement d'uranium, au double usage potentiel, civil et militaire. L'UE et les Etats-Unis souhaitent porter l'affaire devant le Conseil de sécurité de l'ONU. /ATS
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