L'USS réclame jusqu'à 4% de hausse des salaires

BERNE - Les négociations salariales pour 2007 sont lancées. Les principaux syndicats suisses se sont unis pour réclamer une hausse générale de 4% et une augmentation supplémentaire pour les femmes, toujours pénalisées face à leurs collègues masculins.Les syndicats poursuivent ainsi cette année un triple objectif, a indiqué l'Union syndicale suisse (USS) devant la presse à Berne. A savoir une hausse généralisée des salaires réels, une diminution de l'inégalité salariale et un rattrapage des revenus des femmes."Comme cela n'avait plus été le cas depuis longtemps, ce qui sera économiquement déterminant pour la Suisse ces prochains mois ne sera pas l'évolution des bourses mais celle des salaires", a affirmé Paul Rechsteiner, président de la centrale syndicale.L'Union patronale suisse repousse d'ores et déjà ces revendications. "De telles exigences salariales généralisées sont douteuses", a dit Thomas Daum, directeur de l'organisation. Il préfère opter pour des solutions adaptées à chaque secteur.De son côté, l'USS n'a pas manqué de souligner la vigueur de la conjoncture helvétique pour motiver ses demandes. Celle-ci a même atteint une croissance plus forte que celle de l'Allemagne, pour la première fois depuis les années 1970.Pourtant, l'USS observe que l'éternel contraste entre les cadres supérieurs et les employés à moyen revenu est loin de faiblir. Bien que l'inégalité se soit amoindrie dans le bas de la pyramide salariale, elle s'est accrue dans le haut, a expliqué le premier secrétaire de l'USS Serge Gaillard.Les travailleurs ont ainsi vu leurs revenus disponibles presque stagner ces dernières années, en dépit d'une productivité du travail en forte hausse. Selon les chiffres de l'Office fédéral de la statistique, les salaires réels ont même reculé de 0,2% en 2005, puisque la hausse nominale moyenne (1%) a été plus qu'effacée par l'inflation (1,2%).Et la productivité devrait continuer à progresser l'an prochain, prédit l'USS. La hausse devrait s'inscrire à 1,5% et l'inflation à 1%, explique l'organisation pour justifier sa demande globale de 4%.Pour éviter que le scénario de l'an dernier se répète, Unia a décidé de "chauffer le moteur un peu plus tôt", a dit son coprésident Vasco Pedrina. Malgré l'évolution conjoncturelle favorable, les lamentations patronales pleuvaient à la table des négociations, se souvient-il. /ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.