Prix du commerce de détail 15% plus hauts en Suisse que dans l'UE

BERNE - Les prix dans le commerce de détail sont environ 15% plus élevés en Suisse que dans les pays voisins. La faute à des coûts plus importants en matière d'approvisionnement et de prestations préliminaires, selon une étude de l'institut BAK Basel Economics.Les désavantages de coûts sont légèrement plus élevés que les différences de prix, souligne la communauté d'intérêt du commerce de détail suisse (CI CDS), qui a commandé cette étude. Cette alliance fondée en mai par Migros, Coop, Manor, Denner, Charles Vögele et Valora en tire la conclusion que le commerce de détail helvétique gère son domaine avec efficience."L'étude ne permet pas de confirmer le reproche fait au sujet de marges bénéficiaires excessives" a ainsi affirmé devant la presse à Zurich le patron de Denner, Philippe Gaydoul. Au contraire, ces chiffres servent de point d'appui aux détaillants pour revendiquer de meilleures conditions-cadre dans leur secteur.Au premier plan figurent toujours les mêmes exigences: celle d'un accord de libre-échange agricole avec l'Union européenne, mais aussi l'autorisation des importations parallèles et la levée des obstacles au commerce via l'introduction du principe du Cassis de Dijon. Ce dernier prévoit que tout produit conforme aux normes d'un pays européen doit pouvoir être importé en Suisse sans entrave.Pour les principaux facteurs de coûts, le commerce de détail européen possède en moyenne un avantage de 23%. La Suisse est en mesure de compenser une part de ses désavantages notamment dans le coût du travail, grâce à une productivité du travail supérieure à la moyenne.La différence des prix à la consommation tient surtout aux coûts d'approvisionnement sur le marché intérieur, supérieurs de 12% en Suisse à ceux enregistrés dans les pays de l'UE. Les détaillants montrent du doigt les prix agricoles, dont la relative cherté résulte de la petitesse des structures de production et de transformation, "mais aussi d'un manque de concurrence".Fort de ces éléments, le lobby demande qu'un "important" accord de libre-échange soit négocié avec l'UE. Il veut aussi que dans le débat sur la politique agricole 2011, la priorité soit donnée aux baisses de coûts à tous les échelons. L'association note toutefois que l'immobilier, l'énergie et les transports, notamment, contribuent aussi à faire de la Suisse un îlot de cherté. /ATS
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