Swisscom : Merz estime agir dans l'intérêt des contribuables

BERNE - Le Conseil fédéral doit veiller aux intérêts des contribuables. Raison pour laquelle il met un frein aux ambitions de Swisscom de se développer à l'étranger, justifie le ministre des finances Hans-Rudolf Merz. "Le Conseil fédéral, en tant qu'actionnaire principal (de Swisscom) ne peut et ne veut pas supporter les risques liés à des engagements à l'étranger. Dans l'intérêt des contribuables, la Confédération doit adopter une attitude très prudente". Et ce, d'autant plus que la participation atteint les 17 milliards de francs", a déclaré le chef du Département des finances (DFF). Hans-Rudolf Merz s'exprimait dans une interview publiée samedi par la "Finanz und Wirtschaft", au lendemain de l'annonce suprise du DFF. Le Conseil fédéral a ainsi fait savoir vendredi qu'il bloquerait les acquisitions de l'opérateur, tant que celui-ci resterait en mains publiques. La veille, il avait annoncé vouloir entièrement privatiser Swisscom. Si la Confédération se doit d'être circonspecte, Swisscom en revanche doit pouvoir se développer sur un marché concurrentiel. "Les objectifs de l'entreprise et les exigences de l'actionnaire principal sont donc en contradiction. La Confédération n'est ainsi plus le bon actionnaire pour Swisscom", selon M. Merz. C'est la raison pour laquelle le Conseil fédéral entend ramener rapidement la participation de l'Etat dans Swisscom de 66,1 % actuellement à 50 % plus une voix, a-t-il ajouté. "Nous ne vendrons pas à n'importe quel prix, mais nous observerons l'évolution du cours", a-t-il indiqué, précisant que les modalités en seraient discutées avec Swisscom. A terme, l'objectif reste toutefois un désengagement total. /ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.