Swisscom peut oublier un rachat d'Eircom

ZURICH - Swisscom peut faire une croix sur sa volonté de racheter l'opérateur irlandais Eircom. La Confédération s'opposera désormais à tout achat d'envergure à l'étranger et cela tant que l'Etat restera majoritaire dans l'opérateur historique. C'est le porte-parole du Département fédéral des finances (DFF), Dieter Leutwyler, qui l'a affirmé. Il évoque "des risques trop élevés", reprenant l'argumentaire développé la veille par le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz lors de la présentation du projet de privatisation du groupe de télécommunications. L'actionnaire majoritaire n'ayant pas de compétences opérationnelle dans l'entreprise, le rachat d'Eircom pourrait être bloqué lors de la prochaine assemblée des actionnaires, a dit M. Leutwyler. Des spéculations récurrentes prêtent aussi à Swisscom l'intention d'acheter une partie du danois TDC. Réagissant dans un communiqué, Swisscom n'a pu que "prendre acte" de la nouvelle position de son propriétaire, présent au conseil d'administration avec un membre. Le groupe souligne qu'il écoutera la position de ce dernier, mais qu'il entend "agir dans l'intérêt des actionnaires". Pour le Syndicat de la communication, le blocage annoncé par le gouvernement est un "chantage", a dit Giorgio Pardini, son secrétaire central. Un telle manière d'agir n'est à ses yeux pas admissible pour une entreprise de la taille de Swisscom. A l'USS, le secrétaire Rolf Zimmermann juge l'attitude de l'exécutif "contradictoire et sans concept". Parmi les partis, à chaud, l'incompréhension était également manifeste, en particulier chez les socialistes. Au PDC, le secrétaire général s'est dit "choqué". Seul l'UDC appuie la nouvelle retenue du gouvernement. /ATS
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