Swissmetal-Boillat: grève poursuivie suite au refus de la direction

RECONVILIER BE - La situation reste bloquée au 22e jour de grève à l'usine Swissmetal de Reconvilier (BE). Les grévistes, qui avaient fait un geste en direction de la reprise du travail mardi, ont reconduit leur mouvement face à l'inflexibilité de la direction.Ils ont pris note de la décision de la direction de ne pas accepter les termes de la médiation présentés mardi par Rolf Bloch. "Le conseil d'administration et la direction de Swissmetal cherchent à faire sauter la médiation", a estimé devant l'assemblée des grévistes le représentant des ouvriers Nicolas Wuillemin.Il n'a pas exclu que des "contre-propositions" soient formulées à l'issue d'une rencontre mercredi l'après-midi entre Rolf Bloch et le président du conseil d'administration de Swissmetal, Friedrich Sauerländer. Si la médiation devait échouer, le dossier sera renvoyé au conseiller fédéral Joseph Deiss et au canton de Berne, a-t-il ajouté.Le directeur de Swissmetal Martin Hellweg "est un menteur lorsqu'il affirme qu'il peut satisfaire la demande" de produits spécifiques usinés à la Biollat, a ainsi dit Dominique Lauener, membre du comité de l'Association des fabricants de décolletages et de taillages (AFDT).Selon lui, la stratégie de restructuration du groupe comporte un risque de chômage technique élevé dans les deux ou trois semaines chez les clients. Ces derniers ont donc demandé à la direction d'accepter la négociation, a ajouté l'entrepreneur. Des milliers d'emplois sont menacés en Suisse et à l'étranger, a pour sa part souligné Marc Rossé, directeur de la société Essor à Court (BE).La direction a elle demandé à M. Bloch de revoir ses propositions, qu'elle juge inacceptables. Le médiateur a en effet exigé le réengagement du personnel licencié depuis le début de la grève, le respect de l'accord conclu en novembre 2004, le maintien d'une structure de direction à Reconvilier et la fin du lock-out sur l'informatique et les machines.Ces conditions représentent "des obstacles insurmontables", pour l'entreprise. "La situation économique après la grève diffère de ce qu'elle était auparavant (...) et une réduction des effectifs en raison du net recul des commandes pour Reconvilier en raison de la grève n'est plus évitable", note-t-elle.Par ailleurs, l'entreprise "ne peut pas se permettre l'exploitation parallèle de trois sites de thermoformage" en Allemagne, à Dornach et à Reconvilier, ajoute-t-elle. /ATS
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