Swissmetal: la direction propose une table ronde - appel politique

RECONVILIER BE - La direction de Swissmetal propose au syndicat Unia une table ronde sur la grève qui paralyse l'usine de Reconvilier (BE) depuis jeudi dernier. Cette ouverture reste toutefois limitée. Le groupe exclut de négocier tant que le travail n'a pas repris.Outre le syndicat Unia, Swissmetal invite l'association patronale de la branche des machines Swissmem à la table ronde, où l'entreprise sera représentée par des membres du conseil d'administration et de la direction, a-t-elle indiqué en début de soirée mardi dans un communiqué.Cette discussion "doit permettre aux divers acteurs présents de mieux comprendre les positions et les perspectives de chacun". Sur le fonds, le groupe métallurgique basé à Dornach (SO) continue toutefois à exclure "de négocier sur des sujets qui ne sont pas régis par la convention collective".La firme considére la grève comme illégale. Elle explique avoir répondu à ce conflit social par "un lock-out défensif", conforme selon elle aux dispositions de la Constitution fédérale. Unia juge au contraire que la réaction de l'entreprise est illicite.Swissmetal précise que "quelques collaborateurs" de Reconvilier ont accepté d'aller travailler sur le site de Dornach. Le groupe réaffirme être prêt à poursuivre les discussions avec les commissions du personnel les commissions d'entreprise, à la condition que le travail reprenne "immédiatement".Inquiets devant le durcissement du conflit, les cantons de Berne et du Jura avaient appelé dans la journée la direction et les grévistes à reprendre le dialogue. Pour la conseillère d'Etat bernoise Elisabeth Zölch-Balmer et le ministre jurassien Jean-François Roth "il importe que la confiance du personnel, de l'économie et de la région dans la direction soit rétablie et renforcée".La conseillère d'Etat bernoise a souligné qu'elle maintenait sa proposition de médiation. Les directeurs de l'économie publique des deux cantons concernés relèvent l'importance de l'usine de la "Boillat" à la fois pour le site industriel du Jura bernois et pour le canton du Jura. Dans la région, nombre d'entreprises dépendent en effet directement de Swissmetal.Au plan national, le conseiller fédéral Joseph Deiss a quant à lui souligné qu'il n'entendait pas intervenir. Le chef du Département fédéral de l'économie (DFE) estime qu'il n'appartient pas au gouvernement de se substituer à la direction de l'entreprise. /ATS
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