Une hausse des taux de la BCE "ne s'impose pas"

PARIS - Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker réaffirme dans Le Figaro, qu'une hausse des taux de la Banque centrale européenne "ne s'impose pas avec rigueur", alors que les gardiens de l'euro s'apprêtent à durcir leur politique monétaire. "Nous n'observons pas de résurgence de l'inflation, ni d'"effet de second tour", c'est-à-dire que la modération salariale prédomine et que les niveaux de salaire ne sont pas affectés par la hausse des prix du pétrole," argumente M. Juncker. "Par ailleurs, la reprise économique reste fragile et n'est pas exempte de risques", fait-il valoir. "Si la BCE parvient à nous convaincre qu'une hausse des taux aura un impact imperceptible sur la croissance, nous ne critiquerons pas sa décision. Dans le cas contraire, nous dirons notre mot", affirme-t-il. Tout en se disant "soucieux de l'indépendance" de la BCE, M. Juncker estime qu'elle "partage néanmoins une responsabilité" en ce qui concerne le moral des consommateurs en zone euro. La BCE devrait jeudi augmenter son taux directeur, pour la première fois depuis cinq ans. Les économistes prévoient une hausse de 25 points de base, à 2,25 %. Le président de la BCE Jean-Claude Trichet avait déclaré récemment être "prêt" à augmenter modérément le niveau des taux, suscitant une vague de critiques de la part de responsables politiques européens. /ATS
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