13e nuit de violences urbaines en France: émeutes en diminution

PARIS - Des émeutes ont éclaté pour la 13e nuit consécutive en France, mais les violences urbaines ont nettement diminué, notamment en province. 558 véhicules ont été brûlés et 204 personnes arrêtées. Plusieurs communes ont appliqué un couvre-feu. Peu d'affrontements ont été signalés pendant la nuit entre les émeutiers et les forces de l'ordre, qui, pour la première fois depuis plusieurs jours, ne comptaient à 04H00 aucun blessé dans leurs rangs. Les chiffres publiés dans la nuit par la direction de la police nationale venaient confirmer cette tendance. A 04H00 (03H00 GMT), le bilan provisoire était de 558 véhicules de toutes sortes incendiés et 204 interpellations. La nuit précédente à la même heure, les chiffres étaient de 814 véhicules brulés, 143 personnes interpellées et 4 policiers blessés. Parmi les principaux faits de la nuit, deux journalistes russes ont été molestés par des émeutiers à Lyon. A Bassens, dans la banlieue de Bordeaux, un bus au GPL de transport urbain, circulant sans passager, a été attaqué à coups de cocktails molotov et a explosé sans faire de victime. Divers incendies de bâtiments ont été signalés en plusieurs endroits du pays, école maternelle à Décines, médiathèque et mairie à Auby et magasin grande surface de meubles à Arras au nord, crèche à Miribel et bibliothèque à Châlon-sur-Saône dans le centre. Mardi, le Conseil des ministres avait adopté un décret d'application de la loi du 3 avril 1955, qui institue l'état d'urgence en France, autorisant notamment des couvre-feux et des perquisitions sans le contrôle d'un juge. Mesure exceptionnelle, le couvre-feu avait été instauré pour la dernière fois en 1984 en Nouvelle-Calédonie, alors en proie à une flambée de violence. /ATS
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