Affaire Clearstream: de Villepin de bonne foi selon Rondot

PARIS - Le général Rondot, dont les notes constituent une pièce maîtresse de l'affaire Clearstream, est sortit pour la première fois de son silence. Il affirme que Dominique de Villepin était "de bonne foi" et qu'il "n'a jamais été question d'enquêter sur Nicolas Sarkozy".Invoquant le refus qui lui a été opposé d'accéder aux pièces du dossier et la manière dont il a été traité dans cette affaire, l'ancien chef de la DGSE annonce par ailleur n'avoir pas l'intention de parler aux juges d'instruction qui l'ont convoqué jeudi."Aujourd'hui, je ne crois plus dans l'instruction menée par ces juges. Il y a trop de fuites, trop de manipulations, trop de publications tronquées de mes écrits ou de mes propos", explique-t-il.Concernant ses contacts avec le président de la République Jacques Chirac, le général affirme ne l'avoir rencontré "qu'une fois, le 14 septembre 2001", à la suite des attentats du 11-Septembre. "On a beaucoup brodé sur notre relation. Il ne m'a jamais donné d'instructions au téléphone, elles passaient par les ministres", dit-il.L'affaire Clearstream porte notamment sur une enquête parallèle qu'aurait ordonnée M. de Villepin, sur des personnalité figurant sur une liste falsifiée - où apparaît M. Sarkozy - de détenteurs de comptes occultes à la société financière Clearstream, destinés à percevoir des pots-de-vin dans le cadre de la vente de frégates à Taïwan en 1991. /ATS
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