Affaire Clearstream: Villepin écarte l'éventualité d'une démission

PARIS - Dominique de Villepin a affirmé que l'affaire Clearstream ne le détournerait à "aucun moment" de sa "mission", écartant ainsi l'éventualité d'une démission. Le premier ministre français dit être l'objet d'une campagne de "calomnie" et de "mensonges".Il a en outre réaffirmé que le nom du ministre de l'intérieur n'avait "pas été évoqué en liaison avec de quelconques affaires" lors de la réunion du 9 janvier 2004 avec le général Philippe Rondot. M. de Villepin ajoute avoir une relation "franche" et "claire" avec Nicolas Sarkozy."Je lui ai dit quelles étaient les responsabilités qui étaient les miennes, la nature des vérifications qu'il m'avait été imposé d'effectuer" en 2004 en marge de l'affaire des frégates de Taïwan. "Je lui ai dit qu'à aucun moment il n'avait été question d'enquêter sur des personnalités politiques", a ajouté M. de Villepin.Le chef du gouvernement a en outre dit "souhaiter que la justice puisse faire sereinement son travail, que la vérité puisse être établie". Il a réaffirmé qu'il apporterait "tout son concours" à la justice et jugé "normal, dans une démocratie, d'avoir à rendre des comptes".Mais cette version a été mise à mal par la publication mercredi dans Le Monde de notes et de procès-verbaux de l'audition du général Rondot montrant que le nom de Nicolas Sarkozy avait alors été cité. Toujours selon ces procès-verbaux, M. de Villepin se serait alors prévalu d'instructions du président Jacques Chirac.Cette affaire de fausses dénonciations vise notamment le rival de M. de Villepin, Nicolas Sarkozy. /ATS
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