Attentat à Madrid: la droite met Zapatero sous pression

BERNE - La droite espagnole a accentué sa pression sur José Luis Zapatero pour qu'il déclare officiellement rompu le processus de paix avec l'ETA, après son attentat de samedi à l'aéroport de Madrid. Les pompiers y recherchaient toujours les corps de deux Equatoriens.L'attitude du chef du gouvernement, qui avait annoncé au soir de l'attentat la "suspension de toutes les initiatives" liées à ce processus, mais non sa rupture définitive, "est une erreur absolue", a estimé le secrétaire à la communication du Parti Populaire (PP, droite), Gabriel Elorriaga. "Rien n'a changé" et M. Zapatero "maintient son invitation à la négociation" avec l'organisation indépendantiste basque armée, a souligné M. Elorriaga.Le président du PP Mariano Rajoy avait déjà durement critiqué dimanche la réponse de M. Zapatero à cet attentat, qui a rompu de facto neuf mois de "cessez-le-feu permanent" de l'organisation basque. "La réponse ne peut pas être: 'Je suspens une négociation'. Elle devrait être: 'je romps avec l'ETA'", avait-il lancé.La droite s'oppose depuis le départ à tout dialogue avec "les terroristes de l'ETA", avec lesquels elle avait pourtant elle-même tenté une vaine négociation en 1999.Depuis l'intervention télévisée de M. Zapatero samedi, le gouvernement ne s'est plus livré à aucun commentaire. Le quotidien de centre-gauche El Pais assurait mardi, en citant des sources gouvernementales, que M. "Zapatero donne pour liquidé le processus de fin par le dialogue du terrorisme après l'attentat de l'ETA".En parlant samedi de "suspension", le chef du gouvernement a "beaucoup pesé son expression pour bien signifier que la rupture était le fait des terroristes et non du gouvernement", selon El Pais. Le gouvernement espagnol s'est en effet trouvé confronté à une situation inédite: l'ETA avait rompu ses deux précédentes trêves de 1989 et 1999 par des communiqués, jamais par un attentat.Dans l'immense amas de décombres du parking du terminal 4 de l'aéroport de Madrid, les pompiers continuaient eux de rechercher les deux Equatoriens portés disparus depuis samedi, sans grand espoir de les retrouver en vie. La police recherchait également les restes de la fourgonnette piégée pour analyser la nature et la quantité d'explosif utilisées. /ATS
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