Bombardements et raids israéliens au Liban: cinquantaine de morts

BEYROUTH - Une cinquantaine de civils ont été tués au Liban dans la violente offensive lancée par Israël en représailles à la capture et la mort de soldats dans une attaque du Hezbollah chiite. Ces raids font craindre une extension du conflit israélo-arabe.Plus de quinze enfants figurent parmi les victimes. Un couple et leur huit enfants ont été tués dans leur maison à Doueir. Sept membres d'une même famille ont péri à Baflay, dans le sud. Une centaine de personnes ont été blessées dans tout le pays. L'armée israélienne a imposé un blocus maritime et terrestre au Liban. Elle a prévenu que son opération serait de longue durée.Les bombardements ont visé des ponts, des routes, des habitations dans plusieurs villages. Des aéroports, des bases du Hezbollah et aussi de l'armée libanaise ont également été prises pour cible. Pour la première fois depuis 1968, l'aviation israélienne a bombardé l'aéroport international de Beyrouth.Le Hezbollah a riposté en tirant des dizaines de roquettes qui ont pour la première fois touché la ville de Safed située à plus de 20 km de la frontière du Liban, tuant deux personnes et blessant des dizaines. Selon Israël, vingt localités du nord ont été touchées par des missiles.Après 24 heures de pilonnages mutuels, le gouvernement libanais a demandé un cessez-le-feu immédiat et la fin de "l'agression israélienne".L'offensive a poussé des milliers de personnes sur les routes de l'exode. Plus de 12'000 ressortissants des pays du Golfe ont quitté le Liban via la Syrie.Des milliers d'autres touristes, des travailleurs syriens et des Libanais, ont pris la route Beyrouth-Damas, principal accès encore ouvert après le blocus. Mais beaucoup craignent qu'Israël bombarde cette route.L'armée israélienne s'est retirée du Liban en mai 2000 après 22 ans d'occupation. Cette escalade, la plus grave au Proche-Orient depuis de nombreuses années, ne semble pas prête de se terminer.Le chef d'état-major israélien Dan Haloutz a affirmé que rien n'était à l'abri au Liban. Le Hezbollah a menacé pour sa part de bombarder Haïfa, située à 40 km de la frontière libanaise si Beyrouth ou sa banlieue sud étaient pris pour cible.L'Etat hébreu a d'ailleurs accusé l'Iran et la Syrie, qui soutiennent le Hamas et le Hezbollah, d'être responsables de l'escalade. Une accusation reprise par les Etats-Unis. La communauté internationale a appelé à la retenue. /ATS
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