Bus attaqués en banlieue: la tension monte un an après les émeutes

PARIS - Plusieurs bus ont été attaqués et incendiés dans la nuit de mercredi à jeudi dans des banlieues de Paris, dont un par une bande armée. Un net regain de tension à la veille de l'anniversaire du déclenchement des émeutes urbaines ayant ébranlé la France fin 2005.Le premier ministre Dominique de Villepin a jugé jeudi ces violences "inacceptables". Il a promis des "sanctions immédiates et exemplaires" contre les auteurs de telles attaques, assurant qu'il refusait l'existence de "zones de non droit".De son côté, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a annoncé dans la soirée une présence policière renforcée pour protéger des bus qui traversent des zones sensibles. "Nous ferons tout notre possible pour que le service public ne soit interrompu nulle part sur le territoire de la République", a ajouté M. Sarkozy, candidat favori de la droite pour l'élection présidentielle de 2007.A l'occasion de l'anniversaire des émeutes, les forces de l'ordre ont reçu des consignes de "vigilance sans excès de zèle" dans les quartiers sensibles du pays, a-t-on assuré de sources policières.Après plusieurs incidents ces derniers jours entre des jeunes et la police, la tension est montée d'un cran dans la nuit de mercredi à jeudi avec l'assaut spectaculaire mené contre un bus par une bande encagoulée dont au moins cinq membres étaient armés.Le 27 octobre 2005, la mort de deux adolescents d'origine immigrée à Clichy-sous-Bois, électrocutés dans un transformateur où ils s'étaient réfugiés par peur de la police, avaient donné le coup d'envoi de trois semaines d'émeutes sans précédent. Celles-ci avaient fait des centaines de blessés. Plus de 10'000 véhicules et quelque 300 bâtiments, dont des écoles, avaient été incendiés. /ATS
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