Chili: l'ancien président péruvien arrêté après son arrivée

SANTIAGO/LIMA - L'ancien président péruvien Alberto Fujimori a été arrêté après son arrivée à Santiago du Chili. Il est accusé dans son pays d'avoir commandité plusieurs assassinats et de s'être livré à des délits de corruption. Le ministre péruvien des affaires étrangères, Oscar Maurtua, avait auparavant fait part de cette arrestation. Après avoir appris l'arrivée de Fujimori à Santiago, Lima avait immédiatement demandé au Chili de placer l'ancien président en détention préventive en vue d'une extradition. L'arrestation de l'ancien président (1990-2000), arrivé dans la nuit dans un avion privé en provenance du Japon où il résidait, a été décidé par le juge Orlando Alvarez, désigné par la Cour suprême de justice pour étudier son éventuelle extradition. Des agents de la police civile d'investigation ont arrêté Fujimori à l'hôtel Marriott où il était descendu et l'ont conduit à l'école de ce corps de police sans qu'il oppose de résistance peu après 02h30 (06h30 en Suisse). A son arrivée à Santiago, l'ex-président, sur qui pèsent 21 charges de corruption ou violation des droits de l'homme, avait annoncé son intention "de résider temporairement au Chili" dans l'attente de retourner au Pérou. Fujimori a manifesté à plusieurs reprises son intention de se présenter aux élections présidentielles d'avril 2006. Son arrestation intervient alors que le gouvernement péruvien s'apprêtait à demander à la Cour international de La Haye son extradition du Japon où il était réfugié depuis cinq ans. Le Pérou a déjà demandé au Japon l'extradition de Fujimori comme commanditaire supposé de plusieurs assassinats durant sa présidence et pour le paiement illégal de 15 millions de dollars à son conseiller Vladimiro Montesinos aujourd'hui en prison. Fujimori s'est réfugié au Japon en novembre 2000 après avoir refusé de démissionner à la suite d'une vague d'accusations de corruption. Sa situation juridique est confuse au Pérou concernant sa possibilité de se présenter aux élections. Le Tribunal constitutionnel affirme qu'il est inéligible. Le Tribunal électoral, qui affirme être souverain en la matière, ne s'est pas encore prononcé. /ATS
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