Côte d'Ivoire: le parti de Gbagbo se retire du processus de paix

ABIDJAN - Le parti du président Laurent Gbagbo s'est retiré du processus de paix en Côte d'Ivoire et a mis fin à sa participation au gouvernement. Cette décision est tombée au deuxième jour de manifestations à Abidjan des partisans du pouvoir.Plusieurs centaines de manifestants ont tenté au moins à deux reprises de pénétrer à l'intérieur du quartier général de l'ONU sur place. Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a, depuis New York, condamné ces "violences orchestrées" et exigé qu'elles cessent "immédiatement".La capitale économique ivoirienne a été totalement paralysée, pour le deuxième jour consécutif, par des groupes de partisans du chef de l'Etat. Ils protestent contre la décision du Groupe de travail international (GTI) de ne pas prolonger le mandat de l'Assemblée nationale ivoirienne, venu à expiration.Comme la veille, les forces de sécurité sont restées très discrètes et ne sont pas intervenues, alors que toutes les manifestations de rue sont en théorie interdites depuis un an par les autorités. Dans l'ouest du pays, à Daloa et Guiglo, des camps de l'ONU ont été aussi assaillis par des manifestants.Le Front populaire ivoirien (FPI) du président Gbagbo et le principal parti de l'opposition, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), avaient tous deux estimé dans la matinée que la décision du GTI n'était "pas conforme à la résolution 1633 du Conseil de sécurité de l'ONU".Le FPI a par la suite "proclamé son retrait du processus de paix", refusant ainsi "de cautionner encore plus longtemps le processus de recolonisation engagé sous l'égide de l'ONU". Il a réclamé "la mise en place d'un gouvernement de libération nationale impliquant toutes les forces patriotiques".L'ONU compte quelque 7000 Casques bleus dans le pays, appuyés par 4000 militaires français de la force Licorne. Ils sont notamment chargés de surveiller le cessez-le-feu entre les forces loyalistes et la rébellion des Forces nouvelles (FN) qui contrôle, depuis son coup d'Etat raté en septembre 2002, le nord du pays. /ATS
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