France/affaire Clearstream: Jean-Louis Gergorin mis en examen

PARIS - Le corbeau présumé dans l'affaire Clearstream qui a ébranlé le sommet de l'Etat français, l'industriel Jean-Louis Gergorin, a été mis en examen dans la nuit de jeudi à vendredi. Il est accusé de "dénonciation calomnieuse" et "faux et usage de faux".Après une audition de trois heures devant les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, l'ex vice-président du groupe de défense EADS a été laissé libre et placé sous contrôle judiciaire, suivant les réquisitions du parquet. Le prévenu doit également régler une caution de 80.000 euros.La mise en examen de l'ex-diplomate, un proche du Premier ministre Dominique de Villepin, est la première dans cette instruction qui a débuté en septembre 2004.M. Gergorin avait reconnu dans la presse, il y a deux semaines, la paternité de deux courriers dénonciateurs sur des listes de comptes qui se sont révélés truqués. Ces listes visaient notamment le ministre français de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, rival à droite dans la course à l'élection présidentielle de 2007 de Dominique de Villepin.Lors de sa garde à vue jeudi et vendredi au pôle financier du palais de justice de Paris, l'ancien vice-président d'EADS a déclaré aux enquêteurs qu'il était en fait à l'origine de l'envoi de quatre des cinq courriers anonymes."C'est un homme qui reste persuadé que l'affaire Clearstream est une véritable affaire et que les listings correspondent à une réalité. Il persiste à penser que les vérifications qui ont été faites par le juge van Ruymbeke sont insuffisantes", a déclaré l'un de ses avocats, Me Paul-Albert Iweins.Ces lettres prétendaient donner au magistrat la clef d'un scandale de corruption lié à une vente de frégates militaires par Thomson à Taïwan en 1991. /ATS
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