Francophonie: Liban et Afrique au coeur de la déclaration finale

BUCAREST - Le Liban et les conflits en Afrique figurent au centre de la déclaration finale adoptée au sommet de la Francophonie à Bucarest. Les 60 pays réunis pendant deux jours ont affirmé vouloir "renforcer le rôle politique" de l'organisation francophone (OIF).Trente-deux chefs d'Etat et de gouvernement dont le Français Jacques Chirac, le Canadien Stephen Harper, l'Ivoirien Charles Konan Banny et le Sénégalais Abdoulaye Wade, ont participé aux deux jours de réunions de ce sommet de l'OIF, accueilli par le président roumain Traian Basescu. La Suisse était représentée par le président de la Confédération Moritz Leuenberger.Décidée à renforcer son rôle politique sur la scène internationale, la Francophonie s'est largement éloignée du thème principal du sommet - "les technologies de l'information dans l'éducation" - pour aborder tous les conflits en Afrique, mais également la situation au Liban.Non sans difficulté d'ailleurs. Le texte sur le Liban a bloqué l'adoption de la déclaration finale, retardant la fin des travaux de plusieurs heures et mettant dans l'embarras les participants au sommet.Les passages de la déclaration finale du sommet concernant la Côte d'Ivoire et le Darfour ont également fait l'objet d'âpres discussions jusqu'à la dernière minute. Les dirigeants se disent "vivement préoccupés" par la dégradation continue de la situation au Darfour, sans toutefois condamner le Soudan qui refuse un déploiement des forces de l'ONU.Durant ces deux jours de réunions, les dirigeants du monde francophone se sont succédés à la tribune du Palais du parlement de Bucarest. Ils ont souligné "la communauté de valeurs" que représente le fait d'être unis par une même langue, plaidant pour plus d'engagement politique de cette famille linguistique. Le français est parlé par 175 millions de personnes sur les cinq continents.Dans son allocution jeudi, M. Leuenberger a tenu à mettre en avant le dialogue des cultures. "Dans la plupart des pays membres, le français est tout au plus une langue officielle, mais il ne détient pas le monopole", a relevé le conseiller fédéral qui a cité à cet égard le cas de la Suisse, pays quadrilingue. /ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.