Grippe aviaire: H5N1 confirmé en Allemagne - l'Europe réagit

BERLIN/PARIS/BRUXELLES - L'Allemagne est devenue le sixième pays de l'Union européenne à être contaminé par le virus de la grippe aviaire. Plusieurs pays de l'UE ont renforcé le dispositif de surveillance et de protection de leur avifaune.Le virus a été détecté sur l'île de Rügen, en mer Baltique, dans le cadavre de deux cygnes. "Malheureusement, les examens ont confirmé qu'ils avaient été infectés par le H5N1 originaire d'Asie", a déclaré mercredi Reinhard Kurth, directeur de l'institut Robert Koch.Seule l'annonce de résultats similaires par le laboratoire britannique de Weybridge, compétent au niveau européen, permettra cependant de confirmer officiellement ces cas, les premiers en Allemagne.La Commission européenne a également annoncé mercredi la présence du H5N1, potentiellement très dangereux pour l'homme, dans le cadavre de trois cygnes sauvages trouvés dans le sud de la Hongrie.La propagation à travers l'Europe du H5N1 a obligé des gouvernements à prendre des mesures de confinement des élevages d'oiseaux pour les empêcher d'être contaminés au contact d'oiseaux migrateurs.La France a décidé mercredi de passer du confinement dans 58 départements au confinement sur tout le territoire national, y compris l'outre-mer. Danemark, Suède, Norvège et Pays-bas ont aussi ordonné le confinement des volailles. Les autorités allemandes ont décidé d'avancer au 17 février cette mesure.Mardi, la FAO a prévenu que l'épizootie pourrait gagner du terrain en Europe au printemps, lors du retour des oiseaux migrateurs venus hiverner en Afrique. Le H5N1 a tué jusqu'ici 91 personnes en Asie et au Proche-Orient, selon l'OMS.L'Union européenne prend "toutes les mesures nécessaires" pour enrayer la propagation de la grippe aviaire, et "il n'y a pas de raison de paniquer", a déclaré mercredi le commissaire européen à la Santé Markos Kyprianou. "Les Européens doivent garder leur calme, il n'y a pas de raison de s'alarmer".Selon M. Kyprianou, la multiplication de cas d'oiseaux sauvages porteurs du virus hautement pathogène H5N1 dans l'UE "n'est pas surprenante", étant donné les trajets suivis par les oiseaux migrateurs. Quant à la consommation de volailles, "il n'y a pas de raison" de ne pas en manger, selon le commissaire. /ATS
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