Grippe aviaire: l'UE discute d'un soutien aux éleveurs

BRUXELLES - Plusieurs pays de l'Union européenne ont demandé à Bruxelles l'autorisation d'accorder des aides d'Etat exceptionnelles aux producteurs de volaille. Ceux-ci sont touchés par une baisse des ventes en raison de la peur de la grippe aviaire.La France, premier exportateur de volailles de l'UE, l'Italie, la Grèce et l'Espagne se sont montrées favorables à de telles mesures lundi, au début d'une réunion des ministres européens de l'Agriculture consacrée notamment à ce dossier."Nous allons demander des aides pour la filière avicole, des mesures de solidarité", a ainsi déclaré le ministre français de l'Agriculture Dominique Bussereau.Il a ajouté qu'il allait "soutenir fermement son collègue italien pour qu'il y ait une solidarité et une action de la Commission européenne et de l'Union européenne". Ces aides d'Etat ne peuvent être octroyées qu'avec l'accord de la Commission et des ministres européens de l'Agriculture.De son côté, l'Italie compte mettre en avant le caractère exceptionnel de la situation pour obtenir l'autorisation de verser des aides nationales aux éleveurs."Nous allons demander la compréhension pour l'exceptionnalité de la situation italienne. Nous sommes face à une crise du marché. Nous voulons pouvoir accorder des aides d'Etat avec l'autorisation de la Commission", a dit le ministre italien de l'Agriculture Gianni Alemanno. La Grèce et l'Espagne se sont aussi déclarées favorable à de telles aides.La France, qui a enregistré ce week-end son premier cas du virus H5N1 de la grippe aviaire sur un canard sauvage, accuse pour l'instant une baisse de 15% des ventes de volailles. Mais en Italie et en Grèce, la baisse est beaucoup plus forte et atteint respectivement 70% et 40 à 50%.Bien que le virus H5N1 n'ait été détecté pour l'instant dans l'UE que sur des oiseaux sauvages, la peur d'une propagation du virus aux volailles d'élevage et d'une possible contamination humaine explique la prudence des consommateurs.Toutefois, la Commission européenne s'est montrée réticente dimanche à autoriser des aides à ce stade. En revanche des aides européennes sont bien prévues en cas d'abattage d'élevage, à hauteur de 50% de la valeur de remplacement. Mais pour l'instant, aucun élevage n'a été touché dans l'UE par le virus H5N1. /ATS
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