Incidents à la Gare du Nord: le spectre des émeutes ressurgit

BERNE - Le spectre des violences urbaines a surgi dans la campagne présidentielle française, après des affrontements dans la Gare du Nord, à Paris. Les rivaux de Nicolas Sarkozy ont profité de l'occasion pour stigmatiser son action au ministère de l'intérieur.Les heurts, qui ont duré plusieurs heures, ont éclaté mardi après l'interpellation mouvementée d'un usager du métro circulant sans billet dans la gare du Nord. Des groupes de jeunes ont pris parti pour ce voyageur, affronté la police et détruit des vitrines et des distributeurs automatiques. L'opposition de gauche a accusé Nicolas Sarkozy d'être responsable de ces incidents en ayant instauré une logique d'affrontement.Ségolène Royal a de son côté affirmé que ces incidents montraient "l'échec sur toute la ligne" de la droite en matière de sécurité depuis 2002, et l'arrivée de M. Sarkozy au ministère de l'intérieur. "Bien évidemment les voyageurs doivent payer leur billet. Mais qu'un simple contrôle puisse dégénérer dans un affrontement aussi violent prouve que quelque chose ne va plus", a-t-elle lancé.M. Sarkozy a contre-attaqué en accusant la gauche d'avoir pris le parti des "fraudeurs". "Nous sommes le seul pays où l'on considère qu'arrêter quelqu'un parce qu'il ne paie pas son billet, ce n'est pas normal", s'est-il indigné.Treize personnes ont été interpellées lors de ces incidents qui ont fait neuf blessés légers, dont huit parmi le personnel de la gare et un policier, selon la préfecture de police. /ATS
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