Irak: vingt tués dans des attaques sur fond de crise politique

BAGDAD - Dix-neuf Irakiens, dont 3 soldats et 4 policiers ainsi qu'un GI ont été tués dans différentes attaques en Irak. Huit corps ont par ailleurs été découverts à travers le pays. Ces violences sont accompagnées d'une crise politique après les élections. Un colonel de police a été abattu par des hommes armés dans le sud de Bagdad. Un peu plus tôt, trois civils avaient été tués dans un tir de mortier dans le centre de Samarra, à 125 km au nord de Bagdad. Auparavant, trois policiers sont morts dans l'explosion d'une bombe à Baaqouba, à 60 km au nord de Bagdad, et un policier a été abattu à Mossoul, dans le nord du pays. A Bagdad, trois civils ont été tués par des hommes armés qui ont ouvert le feu sur leur voiture. Un garde de la sécurité du ministre de la Justice et un civil ont été tués dans une fusillade. Trois civils ont été tués dans les mêmes circonstances dans un autre quartier du sud de Bagdad. Un officier et un soldat irakien sont morts au cours de deux attaques distinctes dans la ville, alors qu'un civil a péri dans un tir de mortier sur sa maison. Par ailleurs, huit corps non identifiés, aux mains liées et aux yeux bandés, ont été découverts, trois à Roustoumiyah, dans le sud de Bagdad, trois dans le nord-est de la ville, et deux à Mossoul. Sur le plan politique, le président Jalal Talabani tente de contenir la crise née de la contestation des législatives. Il a pu compter sur l'aide du prestigieux chef chiite, le grand ayatollah Ali Sistani, qui a lancé un appel à l'apaisement et à un gouvernement d'union nationale. Des responsables de la liste de chiites conservateurs ont affirmé qu'il n'était pas question de céder aux demandes d'annuler les résultats des élections du 15 décembre. Au chapitre des otages, dans une video diffusée par la chaîne Al-Arabya, un Jordanien enlevé le 20 décembre à Bagdad, énumère les revendications de ses ravisseurs: les autorités d'Amman ont trois jours pour libérer une Irakienne qui avait projeté de se faire exploser contre un hôtel d'Amman en novembre, et le gouvernement doit "retirer sa représentation diplomatique d'Irak". La Jordanie a répondu aussitôt qu'elle "ne cèdera pas devant les pressions des terroristes". /ATS
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