Italie: Giorgio Napolitano succède à Carlo Azeglio Ciampi

ROME - Carlo Azeglio Ciampi, 85 ans, figure paternelle pour la majorité des Italiens, a remis les clefs de la Présidence de la République à son successeur Giorgio Napolitano, 80 ans. Cet ancien dirigeant communiste est appelé à réunifier un pays déchiré.Le chef de l'Etat italien a quelques pouvoirs importants. Gardien de la Constitution, garant de l'unité nationale, il nomme le chef du gouvernement, peut dissoudre le Parlement et dire non à un projet de loi.Carlo Azeglio Ciampi a usé de ces prérogatives. Il s'est montré très interventionniste dans sa fonction, faisant de la présidence un vrai lieu de pouvoir face aux écarts du gouvernement de Silvio Berlusconi qu'il a publiquement rappelé à l'ordre sur la presse, la justice, l'immigration et l'Europe.Né le 9 décembre 1920 à Livourne (centre), Carlo Azeglio Ciampi a fait carrière à la Banque d'Italie dont il a été le gouverneur pendant 14 ans. Il a été appelé à la rescousse en 1993 pour diriger un gouvernement de techniciens dans un pays en proie aux scandales. Il est revenu en politique en 1996 comme ministre de l'Economie dans le premier gouvernement dirigé par Romano Prodi.Ciampi a confié lundi la présidence de la République italienne à Giorgio Napolitano, son cadet de cinq ans. Il a précisé n'avoir aucun secret à lui transmettre.Les deux hommes se connaissent bien. Ils ont tous deux fait partie du premier gouvernement dirigé par Romano Prodi de 1996 à 1998 - Giorgio Napolitano était à l'Intérieur - et Carlo Azeglio Ciampi avait nommé son successeur sénateur à vie en novembre 2005.Le onzième président de la République italienne se veut l'homme de la réconciliation nationale. Elu le 10 mai au quatrième tour de scrutin avec les seules voix de la gauche, le président Napolitano va devoir faire oublier son passé de dirigeant du Parti communiste italien (PCI).Né le 29 juin 1925 à Naples, le nouveau président de la République italienne est connu pour sa modération, sa prudence et son sens de l'Etat.Premier homme politique issu du communisme à accéder à la plus haute charge de l'Etat, il a été l'un des artisans du tournant réformiste qui a fait imploser le PCI en 1991 et engendré le Parti des démocrates de gauche (DS).Mais son élection reste entachée par l'accusation de coup d'état institutionnel lancée par la droite, qui a voté blanc pour dénoncer son appartenance à un parti politique. /ATS
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