L'ancien leader du Sénat conteste l'argumentaire de Bush

WASHINGTON - Le Congrès américain n'a jamais accordé à George Bush le pouvoir d'ordonner des écoutes sans mandat dans le cadre d'enquêtes antiterroristes. L'ex-chef de la majorité au Sénat Tom Daschle a contesté ces faits dans le "Washington Post". "Je n'ai pas et n'aurais jamais accepté qu'on donne au président l'autorité d'effectuer de telles écoutes" sur sol américain, écrit-il dans une tribune. "Je suis convaincu que les 98 sénateurs qui ont voté en faveur de l'autorisation du recours à la force contre Al Qaïda (après le 11 septembre 2001) ne pensaient pas voter en même temps pour une surveillance intérieure sans mandat". Révélée il y a une semaine par le "New York Times", l'existence d'un programme d'écoutes de l'Agence nationale de sécurité (NSA) a plongé l'administration Bush dans l'embarras. De hauts responsables ont affirmé que le Congrès avait implicitement autorisé ces écoutes en conférant au gouvernement les pouvoirs de faire la "guerre contre le terrorisme", après le 11 septembre 2001. M. Daschle affirme que la Maison blanche avait tenté, en 2001, d'inclure dans le texte lui accordant des pouvoirs élargis une mention qui aurait donné au président des pouvoirs de guerre sur le territoire national. Mais il affirme avoir refusé "d'accéder à la requête extraordinaire en faveur de pouvoirs supplémentaires". "Si les informations parues dans les médias au cours de la semaine écoulée sont exactes, le président a exercé des pouvoirs qui ne sont pas accordés par la constitution et qui ne sont pas non plus accordés par la loi que j'ai négociée et que le Congrès a approuvée dans les jours qui ont suivi le 11 septembre", conclut l'ancien sénateur. /ATS
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