Le couvre-feu à Bagdad est un peu assoupli

BAGDAD - Les autorités irakiennes ont assoupli le couvre-feu instauré à Bagdad après la condamnation à mort de Saddam Hussein. Alors que Paris et Rome ont appelé les Irakiens à ne pas exécuter l'ancien raïs, Londres s'est dit opposé à la peine capitale.Le couvre-feu exceptionnel avait été instauré dimanche. Les restrictions sur les déplacements à pied ont été levées. La circulation automobile sera à nouveau autorisée mardi dans les rues de la capitale irakienne, ont annoncé les services du premier ministre.Le couvre-feu concerne Bagdad et, au nord de la capitale, les provinces de Diyala, où les violences confessionnelles sont très importantes, et de Salaheddine, dont la ville principale, Tikrit, est l'ancien fief de Saddam Hussein.Ce dernier a été condamné dimanche par le Haut tribunal pénal irakien à la pendaison, de même que l'un de ses demi-frères, Barzan Ibrahim al-Tikriti, et l'ancien président du tribunal révolutionnaire, Awad Ahmed al-Bandar, dans le procès de Doujaïl.L'ancien vice-président irakien, Taha Yassine Ramadan, a été condamné à la prison à vie et trois anciens dirigeants locaux du Baas à 15 ans de prison. Un quatrième a été acquitté.Les statuts du Haut tribunal pénal prévoient un appel automatique pour toute condamnation à mort ou peine d'emprisonnement à vie. Si elle est confirmée en appel, l'exécution de Saddam pourrait ne pas avoir lieu avant plusieurs mois.A l'étranger, la France et l'Italie ont exhorté les autorités irakiennes à ne pas exécuter Saddam. "Dans la situation difficile, dramatique, de l'Irak, l'exécution pourrait plonger le pays dans la guerre civile", a affirmé le chef de la diplomatie italienne Massimo D'Alema après avoir rencontré à Paris son homologue français Philippe Douste-Blazy.A Londres, Tony Blair a également rappelé que la Grande-Bretagne était opposée à la peine capitale. Pressé de questions par les journalistes, le premier ministre britannique a refusé de dire s'il pensait que Saddam Hussein devait être exécuté, soulignant que c'était aux Irakiens de décider.Sur le plan militaire, l'armée américaine a subi de nouvelles pertes à la veille des élections de mi-mandat aux Etats-Unis sur lesquelles la guerre en Irak pèse lourdement. Ces décès portent à plus de 2830 les pertes de l'armée américaine depuis l'invasion de mars 2003. /ATS
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