Le n°2 d'al Qaïda se gausse du plan de Bush en Irak

WASHINGTON - Le numéro deux d'al Qaïda, Ayman al Zawahiri, se gausse de l'intention de George W. Bush d'envoyer des renforts en Irak. Plusieurs membres influents du parti républicain ont de leur côté appelé le président américain à revoir sa nouvelle stratégie."Pourquoi n'en envoyer que 20'000? Pourquoi pas 50'000 ou 100'000? Ne sais-tu pas que les chiens de l'Irak sont impatients de dévorer les charognes de vos soldats?", demande Zawahiri dans une vidéo mise en ligne lundi sur le site de l'institut américain SITE, une organisation qui étudie et analyse les réseaux d'activites.Dans un discours prononcé le 11 janvier, George W. Bush avait annoncé le déploiement de 21'500 militaires supplémentaires en Irak. La "vaste majorité" de ces troupes devraient être déployés à Bagdad, un renfort destiné à éviter un "effondrement" du pays."Tu dois au contraire envoyer toute ton armée pour qu'elle soit anéantie par les mains des moudjahidine et que le monde entier soit débarrassé de ta méchanceté. L'Irak, le pays du califat et du jihad, est capable d'être un tombeau pour dix de tes armées", a poursuivi le bras droit d'Oussama ben Laden."La sécurité doit être partagée: si nous sommes en sécurité, vous le serez aussi (...). Si nous sommes frappés et tués, vous serez inéluctablement frappés et tués. Aujourd'hui, le devoir de tout musulman est de porter les armes ou de soutenir et de servir ceux qui portent les armes", a ajouté Zawahiri.Plusieurs membres très influents du parti républicain ont de leur côté exprimé leur désaccord avec la nouvelle stratégie de M. Bush. Dans un projet de résolution présenté au Sénat, ils lui demandent d'"envisager plutôt toutes les options et les alternatives pour atteindre les buts stratégiques poursuivis avec des effectifs inférieurs à ce qui est proposé".Ce texte, qui n'appelle à aucun début de retrait dans l'immédiat, a été présenté notamment par l'ancien président de la commission des Forces armées du Sénat, John Warner, et Susan Collins, ex-présidente de la commission de la sécurité intérieure.Il se veut une alternative à une proposition de résolution plus sévère encore présentée la semaine dernière par l'état-major démocrate. Ce texte, soutenu par deux autres autres sénateurs républicains, doit être examiné mercredi par la commission des Affaires étrangères, au lendemain du discours sur l'état de l'Union du président Bush. /ATS
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