Le nord de Gaza décrété no man's land - Abbas condamne vivement

GAZA - Israël a officiellement décrété "no man's land" une bande de territoire dans le nord de la bande de Gaza pour empêcher les tirs de roquettes sur son territoire. Le président palestinien Abbas a dénoncé cette décision, jugée "regrettable" par Washington. Les appareils israéliens ont largué dans la journée des tracts signifiant sans équivoque à la population que toute personne qui se trouverait à compter de mercredi 17h00 dans le secteur décrété "zone de sécurité" mettrait sa vie en danger. Les tracts rédigés en arabe contiennent une carte détaillée indiquant les limites de cette zone. Ils annoncent également de prochaines opérations militaires "intensives" dans ce secteur sous le nom de code "Ciel Bleu". L'armée israélienne n'a pas tardé à mettre à excution ses menaces. Tsahal a bombardé en fin de journée "des champs" situés dans la "zone de sécurité" sans donner plus de détails. Le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas a vivement dénoncé la décision israélienne. "Israël s'est retiré de la bande de Gaza et n'a aucun droit d'y revenir sous aucun prétexte comme celui des tirs de roquettes que nous condamnons d'ailleurs également", a déclaré M. Abbas. Le président a exhorté "toutes les parties palestiniennes à assumer leurs responsabilités et à ne pas donner de prétextes à Israël". Les Etats-Unis ont regretté la création de cette "zone de sécurité". Washington s'est toutefois gardé de condamner cette mesure, appelant plutôt l'Autorité palestinienne à sanctionner les auteurs des récentes attaques à la roquette contre Israël. Au nord d'Israël, Tsahal a par ailleurs attaqué une base du FPLP-CG (Front Populaire de Libération de la Palestine-Commandement Général) dans le secteur de Naamé, au sud de Beyrouth, a indiqué un porte-parole. Cette opération fait suite aux tirs de roquettes Katioucha mardi à partir du Liban contre Kyriat Chmona (nord d'Israël), qui ont légèrement blessé cinq Israéliens. Le FPLP-CG a affirmé que deux de ses membres avaient été blessés dans le raid israélien, et a par ailleurs démenti toute implication dans l'attaque aux Katioucha. C'est la première fois depuis le retrait israélien du Liban sud en mai 2000, après 22 ans d'occupation, que des roquettes sont tirées sur Kyriat Chmona. /ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.