Le sommet Euromed dérape sur la définition du terrorisme

BARCELONE - La lutte contre l'immigration clandestine a émergé comme le seul consensus du premier sommet entre l'UE et ses dix partenaires de la Méditerranée. Aucune déclaration commune n'a été produite en raison des désaccords entre arabes et israéliens. Le sommet, qui avait pour ambition de relancer le Processus de Barcelone d'intégration régionale, a achoppé sur la rédaction d'un document faisant référence au rejet du terrorisme "quelles que soient ses causes". Les pays arabes voulaient nuancer cette mention pour légitimer les cas de résistance armée à un occupant. Les participants se sont tout de même mis d'accord sur un code de conduite antiterroriste edulcoré, affirmant que "le terrorisme ne peut jamais être justifié". L'autre document sur lequel le sommet a recueilli un accord général est un "programme de travail" sur cinq ans, incluant notamment la question de la régulation de l'immigration. "Il y a les mots qu'Israël veut utiliser, et les mots que la Palestine veut utiliser", a dit le premier ministre britannique Tony Blair - qui assurait la co-présidence de la conférence avec l'Espagne - pour justifier le remplacement de la déclaration commune par une déclaration de la présidence. Ce texte affirme l'"engagement (des présidents) envers un règlement juste et équitable du conflit" israélo-palestinien et pour l'établissement de "deux Etats, Israël et la Palestine", a dit M. Blair. Selon une source européenne, il peut toutefois être considéré comme une déclaration commune de 34 délégations sur 35, seul Israël s'y étant opposé. Ce premier sommet du partenariat euro-méditerranéen a été entaché par le faible niveau de représentation arabe et marqué par les frictions entre Arabes et Européens. /ATS
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