Liban: un mort en marge du mouvement de protestation anti-Siniora

BEYROUTH - Par Henri MAMARBACHI(PHOTO)ATTENTION - ajoute décès///BEYROUTH, 3 déc 2006 (AFP) - Un jeune Libanais a été tué dimanche en marge du sit-in illimité de l'opposition destiné à contraindre le gouvernement de Fouad Siniora à la démission et qui a réuni plus de 100.000 manifestants dans le centre de Beyrouth.Il s'agit de la première victime depuis le début vendredi du mouvement de l'opposition menée par le Hezbollah pro-syrien.Un "Libanais de 20 ans, Ali Ahmad Mahmoud, est décédé des suites de ses blessures" par balle infligées lors d'une rixe entre partisans de l'opposition et ceux du gouvernement, dans un quartier populaire à majorité sunnite de Beyrouth, selon une source hospitalière.Des blessés, des civils également, ont été traités au service des urgences avant de quitter l'hôpital, selon la même source.Le calme est revenu dans le quartier après l'intervention des forces de l'ordre. L'armée et la police étaient déployées en force dimanche soir dans la capitale.En visite au Liban pour une mission de bons offices, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a insisté sur la "nécessité de sortir de la crise", après des entretiens avec une délégation du Hezbollah.Après une rencontre avec Fouad Siniora, dont le gouvernement est soutenu par l'Occident, il avait souligné auparavant la "gravité de la situation" et indiqué qu'il allait "travailler avec toutes les parties pour aboutir à une unité nationale".M. Moussa doit également rencontrer le président Emile Lahoud et le président du Parlement, Nabih Berri, tous deux proches de Damas.Un sit-in illimité devant le siège du gouvernement a lieu depuis vendredi, lorsqu'une manifestation monstre avait marqué le début du mouvement, témoignant de l'aggravation de la crise depuis la démission à la mi-novembre des six ministres pro-syriens, dont les cinq chiites appartenant au puissant Hezbollah et au mouvement Amal.Le mouvement s'est amplifié dimanche, lorsque plus de 100.000 manifestants, selon une estimation de l'AFP, ont conspué le gouvernement, demandant sa démission.La foule compacte occupait toute la place Riad Solh, située à 150 mètres de la colline du Grand sérail, siège du gouvernement où sont toujours retranchés le chef du gouvernement et des ministres, ainsi que la place attenante des Martyrs.Malgré la grave crise que traverse le pays, un marathon, placé sous le signe de "l'amour du Liban" et auquel ont participé 20.000 sportifs, a été organisé dans la capitale.Alors que les participants, vêtus de t-shirts marqués du signe de la paix, couraient dans les rues, les deux camps continuaient de se faire face dans le centre-ville: sur une colline, le Grand sérail, et en contrebas, le grand campement blanc des opposants.Dans la matinée, une messe a été célébrée au siège du gouvernement à la mémoire du ministre anti-syrien Pierre Gemayel, assassiné le 21 novembre.Malgré la présence de manifestants à quelques centaines de mètres du Grand sérail, des diplomates et d'autres visiteurs ont pu s'y rendre sans entrave, sous la protection de l'armée.La majorité anti-syrienne a souligné sa détermination à faire face "à ce coup d'Etat et à protéger le Liban" et accuse l'opposition d'être manipulée par le "tandem syro-iranien".Le Hezbollah, proche de Damas et de Téhéran, constitue le fer de lance de ces manifestations auxquelles participent le mouvement Amal, le Courant patriotique libre (CPL, du général chrétien Michel Aoun), ainsi que des partis prosyriens.Au plan politique, toutes les tentatives de rapprocher les points de vue ont jusqu'à présent échoué alors que des pays occidentaux et arabes, qui ont exprimé leur soutien au gouvernement de M. Siniora, ne cachent pas leur inquiétude.hm/sy/ev/feb/mreafhm/sy/ev/feb/mreaf /ATS
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