Moritz Leuenberger plaide pour une taxe mondiale sur le CO2

NAIROBI - Le président de la Confédération Moritz Leuenberger a plaidé à Nairobi en faveur d'une taxe mondiale sur le CO2. Un tel prélèvement devrait permettre de combattre les causes, mais aussi les effets du réchauffement climatique.Dans son discours d'ouverture du segment ministériel de la conférence sur le climat, M. Leuenberger a appelé ses homologues à ne pas décevoir les "immenses attentes" qui s'expriment dans le monde entier. "Nous payerions tous le prix d'une défaite, nous tous et nos enfants", a-t-il dit, selon le texte écrit de son discours.Mais, "même si nous prenions tout de suite et dans le monde entier toutes les mesures imaginables, il faudrait des années pour que la tendance s'inverse", a-t-il averti."Aujourd'hui, nous ne pouvons plus nous consacrer à combattre les causes (du réchauffement climatique). Nous devons nous protéger des menaces immédiates et, là où nous ne le pouvons pas, supporter les conséquences et organiser leur paiement", a-t-il martelé.Dans ce contexte, le ministre de l'environnement a appelé ses homologues à réfléchir à une taxe mondiale sur le CO2. Un tel impôt aurait un double avantage, selon lui: il inciterait les grands producteurs de gaz à effet de serre à réduire leurs émissions et assurerait des moyens financiers "suffisants et prévisibles" pour combattre les changements climatiques.Le président de la Confédération a par ailleurs appelé, sans les nommer, les Etats-Unis à participer à l'effort commun. "Celui qui jusqu'ici, qu'elles qu'en soient les raisons, n'a pas ratifié le protocole de Kyoto doit au moins et enfin agir comme il l'a promis, s'il ne veut pas se faire reprocher d'avoir toléré la catastrophe délibérément", a-t-il lancé."Même le plus puissant des pays ne peut braver seul la catastrophe climatique", a-t-il ajouté. Le changement climatique et ses conséquences "ne connaissent pas de frontières, même pas celles des très grands".M. Leuenberger a en outre appelé les ministres présents à conclure d'ici 2009 les négociations concernant les engagements à prendre après l'échéance du protocole de Kyoto, en 2012. "Il faut assurer la continuité de nos efforts", a-t-il lancé. /ATS
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