Municipales en Italie: Berlusconi rate sa revanche

ROME - Les victoires de la gauche aux élections municipales ont brisé les rêves de revanche de Silvio Berlusconi. Mis en difficulté aussi dans son fief de Milan, celui-ci était ouvertement critiqué par certains de ses alliés pour sa politique d'affrontement.La défaite est pesante et elle est personnelle, soulignaient les politologues italiens. Contraint de céder le pouvoir après sa défaite aux législatives des 9 et 10 avril, Silvio Berlusconi espérait prendre sa revanche avec les municipales et avait donné un ton très dur à la confrontation."Avec le vote de dimanche et lundi, les modérés donneront un avis d'expulsion à cette gauche, à ce gouvernement et à cette majorité qui n'en est pas une", avait-il clamé.Le verdict des urnes a brisé ce rêve de revanche. "Ces élections signent la faillite de la stratégie de Silvio Berlusconi, qui voulait démontrer que le vote d'avril était frauduleux et ne correspondait pas à la réalité de l'Italie", commente le politologue Stefano Folli dans Il Sole 24Ore.Les maires sortants de Rome, Turin et Naples, trois personnalités de l'Union de la gauche, ont été plébiscités dès le premier tour, alors qu'ils avaient été élus au second en 2001.Walter Veltroni obtient 61,5% des suffrages à Rome, Sergio Chiamparino est reconduit à Turin avec 66,5% des voix et Rosa Russo Iervolino est confirmée à Naples avec 58,2% des votes.Et si la droite conserve Milan, fief de Silvio Berlusconi, sa candidate Letizia Moratti, ancien ministre de l'Education et membre de son mouvement Forza Italia, a été mise en difficultés."Elle a été élue au premier tour, mais dans la souffrance", avec 52% des suffrages, souligne Stefano Folli. Silvio Berlusconi a reconnu avoir croisé les doigts pour conjurer le sort à Milan."Silvio Berlusconi risque de nouvelles tensions internes au sein de sa coalition sur sa direction", estimait le politologue Massimo Franco dans le Corriere della Sera. Les centristes de l'UDC (Union des démocrates chrétiens et du centre) ont déjà commencé à le contester."Cessons de tromper nos électeurs (...) A part la Sicile, nous nous sommes effondrés et nos résultats sont ceux d'un parti bonzaï", a pour sa accusé un des fondateurs de l'UDC, Stefano Graziano, dans une attaque directe contre la stratégie du chef du parti Pier Ferdinando Casini qui a suivi M. Berlusconi dans sa politique d'affrontement. /ATS
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