Nouveaux documents compromettants sur Chirac et de Villepin

PARIS - Le quotidien français Le Monde publie des notes compromettantes d'un responsable des services des renseignements. Elles impliquent nettement le président Jacques Chirac et le Premier ministre Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream.Selon le quotidien, ces notes du général Philippe Rondot, acteur clé de cette affaire de dénonciation calomnieuse, constituent "une pièce à charge contre les plus hauts responsables du pouvoir exécutif". Plusieurs de ces notes font état "d'instructions" de Jacques Chirac, selon Le Monde.M. Chirac a fermement démenti à deux reprises être intervenu dans cette affaire.M. de Villepin a demandé début 2004 au général Philippe Rondot de mener une enquête secrète sur un listing, qui s'est avéré être un faux, de la société de transactions luxembourgeoise Clearstream.Mais il a démenti avoir demandé une enquête sur des hommes politiques - dont son rival Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur - accusés par un mystérieux corbeau de détenir des comptes occultes à l'étranger. Il a affirmé être lui-même victime d'une campagne de calomnie.Les notes diffusées par Le Monde montrent l'insistance de Dominique de Villepin (alors ministre des Affaires étrangères) à rechercher une implication dans le scandale de M. Sarkozy, implication qui s'est avérée fausse, explique Le Monde.Dans une des notes, le général Rondot rapporte par écrit le 19 juillet 2004 ce propos de M. de Villepin: "Si nous apparaissons, le PR (président de la République) et moi, nous sautons"."Protéger le président", ou "risque: que le PR (président de la République) soit atteint", écrit dans plusieurs notes le général Rondot, conseiller pour le renseignement et les opérations spéciales du ministre de la Défense entre 1997 et 2005.Vice-président du groupe aéronautique et de défense EADS, Jean-Louis Gergorin a été déchargé mardi de ses fonctions à sa demande après avoir été désigné par la presse comme le possible dénonciateur.La publication de ces notes par le Monde intervient au lendemain d'une intervention du président Chirac, qui avait tenté de riposter à l'emballement de l'affaire Clearstream en fustigeant la "dictature de la rumeur" et en renouvelant sa confiance à son Premier ministre. /ATS
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