Nouvel An: l'explosion redoutée n'a pas eu lieu en France

PARIS - La nuit de la Saint-Sylvestre a été marquée en France par 425 incendies de véhicules. Mais le regain de violences que les autorités redoutaient, moins d'un mois et demi après la crise des banlieues, ne s'est pas produit. Quelque 25 000 policiers et gendarmes avaient été déployés, soit 3000 de plus que lors de la Saint-Sylvestre 2004, pour parer à toute éventualité en cette nuit marquée tous les ans en France, depuis une décennie, par des incendies de voitures. Huit hélicoptères de la gendarmerie étaient aussi en alerte. Cela n'a pas empêché 177 véhicules d'être brûlés en Ile-de-France et 248 en province, soit une centaine de plus, au total, que l'an dernier (333). Les forces de l'ordre ont également procédé à plus d'interpellations (362 au lieu de 272). Rien de comparable, cependant, à ce qui s'est passé au plus fort des violences de l'automne, lorsque plus de 10 000 véhicules ont été brûlés dans les banlieues et quartiers "difficiles" en trois semaines, avec un pic à 1408 dans la nuit du 6 au 7 novembre. Au total, 27 membres des forces de l'ordre ont été blessés légèrement, dont 13 gendarmes et deux policiers atteints par des projectiles lors de heurts sur le Quai Branly, à Paris. A Strasbourg, où a été prise en 1997 l'habitude d'incendier des véhicules la nuit de la Saint-Sylvestre, et cette fois encore la commune la plus affectée, le nombre de voitures brûlées est tombé à 19 contre 28 en 2004. Des policiers, dont le véhicule a été pris à partie par des fauteurs de troubles, ont dû faire usage de leur "flashball" pour se dégager et trois d'entre eux ont été blessés. /ATS
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