Pas de soldats italiens si Israël ne cesse pas le feu au Liban

ROME - L'Italie ne pourra envoyer de soldats au Liban si l'armée isréalienne continue de tirer, affirme le chef de la diplomatie Massimo D'Alema. Selon lui, Rome est prêt à envoyer entre 2000 et 3000 soldats au Liban, le tiers des effectifs européens attendus.A la veille d'une visite à Rome de la ministre israélienne des affaires étrangères Tzipi Livni, M. D'Alema commentait l'annonce lundi par le chef du gouvernement Romano Prodi de la "disponibilité" de l'Italie à assumer un rôle de premier plan dans la future Force d'intervention des Nations unies au Liban (FINUL)."D'Israël, nous attendons un engagement renouvelé et cette fois vraiment tenu de respecter le cessez-le-feu. Il est juste d'exiger que le Hezbollah dépose les armes mais nous ne pouvons envoyer nos soldats au Liban alors que Tsahal continue de tirer", affirme le ministre italien dans le quotidien "La Repubblica".Le ministre se dit d'autre part convaincu que l'Italie ne se retrouvera pas seule en Europe à envoyer des troupes au Liban. "Il y aura les Espagnols (...) les pays de l'axe nordique, la Belgique et la Hollande (...) les Allemands qui donneront des ressources financières", affirme-t-il.Massimo D'Alema estime par ailleurs que la France reverra à la hausse sa propre contribution, limitée pour l'heure à 200 militaires. "En fin de compte, je pense que même la France sera présente de façon plus conséquente", assure-t-il. "Et même si la France ne s'engage pas, nous irons quand même de l'avant"."Au bout du compte nos troupes représenteront entre 2000 et 3000 soldats soit le tiers du total des forces envoyées par l'Europe", déclare le ministre.Tout en se disant fondamentalement d'accord avec cette mission, le chef de l'opposition Silvio Berlusconi a de son côté affirmé que l'envoi d'un contingent de 1200 hommes serait suffisant. "Plus de 3000 soldats, c'est de la folie", a-t-il estimé.M. D'Alema a par ailleurs répété d'autre part les "pré-conditions" de l'Italie pour s'engager au Liban: "des règles d'engagement claires et communes, un plan détaillé de participation des pays participant à la mission, la garantie qu'Israël respectera le cessez-le-feu" et enfin "un mandat fort de l'Union européenne." /ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.