Plus d'un millier de personnes pour l'enterrement civil de Welby

ROME - Environ 1500 personnes se sont réunies à Rome pour l'enterrement civil de Piergiorgio Welby, malade incurable dont la mort a été provoquée. Plusieurs prêtres ont exprimé leur désaccord face au refus de l'Eglise catholique de célébrer des obsèques religieuses.L'arrivée du cercueil dimanche matin sur la place Saint-Jean Bosco de Rome, face à l'église du même nom qui était sa paroisse, a été saluée par des applaudissements, a constaté un photographe de l'AFP. La veuve, la mère et la soeur de Piergiorgio Welby, âgé de 60 ans, qui a incarné ces derniers mois en Italie le combat pour le droit de mourir, assistaient à cette cérémonie. Des responsables du petit parti radical italien qui a fait un large écho à son action étaient aussi présents."Je suis heureuse pour lui, il est libre. Je continue sa bataille. Sa lettre au président de la République a déclenché une grande mobilisation des consciences chez les italiens et à l'étranger", a déclaré sa veuve Mina.Dans cette document qui a relancé en septembre le débat en Italie sur l'euthanasie, M. Welby, atteint de dystrophie musculaire, dénonçait "l'acharnement, têtu et insensé" auquel il était soumis "pour maintenir actives ses fonctions biologiques".Un médecin a débranché mercredi le respirateur qui le maintenait en vie depuis 1997. Ce geste divise la classe politique tandis que plusieurs prêtres ont exprimé dimanche leur désaccord face au refus du vicariat de Rome de célébrer des obsèques religieuses au motif que la volonté de mourir de M. Welby "affirmée publiquement et de façon répétée" s'oppose à la doctrine de l'Eglise."Le corps de chacun, pour qui y croit, appartient à Dieu, mais certainement pas à l'Etat ou au gouvernement", a dit lors de la cérémonie la ministre du Commerce extérieur, Emma Bonino, figure historique du petit parti Radical. Elle a cité Gandhi: "Soyez vous-mêmes le changement que vous voulez voir dans le monde".A droite, plusieurs élus ont soutenu la décision du vicariat de Rome. "Si l'Eglise avait accepté des funérailles religieuses, elle aurait avalisé une opération politico-idéologique, et son message sur la défense de la vie (...) n'aurait pas été crédible", a déclaré le député Riccardo Pedrizzi d'Alliance nationale (droite conservatrice). /ATS
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