Prise d'otages de Beslan: un rapport blanchit les forces spéciales

MOSCOU - Le Parlement russe a blanchi les forces spéciales, qui avaient été accusées d'avoir provoqué la mort de nombreux otages à Beslan en septembre 2004. Ce rapport d'enquête, déjà contesté, contredit les déclarations de plusieurs témoins.La commission d'enquête parlementaire a conclu que ce sont bien les terroristes tchétchènes et non les forces spéciales qui avaient provoqué l'explosion dans l'école N°1 de Beslan, en Ossétie du Nord, tuant des dizaines de personnes au troisième jour de la prise d'otages la plus meurtrière de l'histoire."En se fondant sur nombre d'expertises et témoignages, la commission a établi que les terroristes étaient à l'origine de l'explosion", a affirmé devant les sénateurs le chef de la commission parlementaire, Alexandre Torchine."La commission ne possède pas de preuves de tirs de chars contre l'école dans l'après-midi du 3 septembre", a-t-il souligné, ajoutant que "le char T-72 N°325 a effectué 7 tirs contre le bâtiment après 21h00, lorsqu'il n'y avait plus d'otages à l'intérieur"."L'ordre a été donné le 3 septembre après 18h00 d'exterminer les terroristes (qui se cachaient dans la cantine de l'école) avec des grenades incendiaires", a affirmé M. Torchine, soulignant que selon les témoins "il n'y avait plus d'otages survivants dans la cantine" à cette heure-ci.Les conclusions de l'enquête ont été dénoncées par les familles des victimes qui ont accusé la commission parlementaire de vouloir "protéger" les autorités des poursuites en justice.Les parlementaires expliquent cependant dans leur rapport que "les témoignages étaient contradictoires à cause d'un état physique grave des gens dans la salle qui étaient sur le point de s'évanouir". /ATS
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