Proche-Orient: Ariel Sharon quitte le Likoud et crée un parti

JÉRUSALEM - Ariel Sharon a bouleversé la donne du jeu politique en Israël en rompant avec son parti Likoud et en créant une nouvelle formation centriste. Il a auparavant demandé au président de dissoudre le parlement et d'organiser des législatives anticipées. "Le premier ministre m'a demandé de dissoudre la Knesset car dans sa forme actuelle, elle ne permet pas le fonctionnement correct du gouvernement", a déclaré le président Moshe Katsav à l'issue d'une entrevue avec le premier ministre. Il faisait allusion au fait qu'il n'existe plus de majorité gouvernementale suite au départ du parti travailliste de la coalition à l'initiative de son nouveau numéro un, Amir Peretz. Le parlement a adopté peu après des motions décidant sa dissolution dans le but de provoquer des élections anticipées. Estimant "souhaitable que les élections aient lieu aussi vite que possible", Moshe Katsav a annoncé son intention d'engager immédiatement des consultations sur l'avancement du scrutin, prévu initialement en novembre 2006. Traditionnellement fondée sur le bipartisme, la carte politique sera désormais composée de trois blocs: le parti de M. Sharon (centre-droit), le Likoud (droite nationaliste) et les travaillistes (centre-gauche). Une victoire aux prochaines élections, que l'on s'attend à voir intervenir en mars, pourrait libérer Ariel Sharon des contraintes que lui a imposées l'aile droite de son mouvement dans la quête d'un accord de paix avec les Palestiniens. Le premier ministre a présidé la première réunion de son nouveau parti. Il a été décidé que la formation s'appellerait Responsabilité nationale. Dix députés du Likoud, le désormais ex-parti de M. Sharon, qui se sont ralliés au premier ministre ont participé à la rencontre. Il s'agit notamment des ministres des finances Ehud Olmert, de la sécurité intérieure Gidéon Ezra, de la justice Tzippi Livni et du tourisme Abraham Hirshson. Selon des sources parlementaires, le parti adoptera des principes appuyant la Feuille de route, le dernier plan de paix international que M. Sharon a accepté avec des réserves tout en liant son application à la "fin totale" des attaques palestiniennes. M. Sharon a affirmé lors de la réunion qu'il n'entendait pas, s'il était élu, procéder à de nouveaux retraits unilatéraux de zones palestiniennes occupées. /ATS
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