Ratko Mladic arrêté selon les médias - Belgrade et le TPI démentent

BELGRADE - La capture du général Ratko Mladic, recherché pour crimes de guerre pendant la guerre en Bosnie, semble plus proche que jamais. Plusieurs sources ont annoncé son arrestation à Belgrade malgré un démenti officiel des autorités.Des informations contradictoires ont circulé en Bosnie et à Belgrade sur une arrestation du fugitif, alors que des sources officielles ne faisaient état que d'une opération en cours pour l'arrêter.L'agence de presse serbe Tanjug, citant une chaîne de télévision des Serbes de Bosnie, TV BN, a rapporté que Ratko Mladic, la personne la plus recherchée par le TPI avec Radovan Karadzic, avait été arrêté. Selon la chaîne, le général avait été d'abord placé en détention à Belgrade. Il serait en cours de transfert au Tribunal pénal international de La Haye (TPI).Un porte-parole du gouvernement serbe a rapidement démenti. "Ceci est une manipulation qui porte préjudice à la Serbie et qui ne contribue pas aux efforts du gouvernement pour conclure la coopération avec le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye", a-t-il dit.Même son de cloche auprès de la procureure du Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie: "nous démentons formellement une interpellation de Ratko Mladic", a dit plus tard en soirée la porte-parole de la procureure Carla Del Ponte.Un ancien responsable de la police secrète serbe a lui dit que l'opération pour localiser et arrêter Ratko Mladic était toujours en cours. Mais "sans résultat jusqu'à présent".Ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, 62 ans, a été inculpé de génocide par le TPI en 1996 pour son rôle dans le siège de Sarajevo et dans le massacre à Srebrenica de près de 8000 Musulmans. L'arrestation et l'extradition du général conditionne l'intégration de la Serbie à l'Europe.Les rumeurs sur son éventuelle arrestation se sont amplifiées alors que la Serbie doit reprendre prochainement des discussions avec l'Union européenne (UE) en vue d'un accord d'association et stabilisation, premier pas vers son intégration.Depuis l'arrivée de Vojislav Kostunica au pouvoir, une quinzaine d'inculpés serbes de crimes de guerre se sont rendus au TPI. Soumise à de fortes pressions internationales pour améliorer sa coopération avec la justice internationale, la Serbie a multiplié dernièrement les signes de bonne volonté. /ATS
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