Saddam Hussein accuse les Américains de "mentir"

BAGDAD - Le procès de l'ancien président irakien Saddam Hussein a repris à Bagdad. L'ex-dictateur s'est livré à un nouveau réquisitoire anti-américain, accusant la Maison Blanche d'être le "menteur numéro un au monde". "Ils ont dit que j'avais un lien avec le terrorisme pour reconnaître plus tard que je n'en avais pas. (...) Ils avaient menti en disant que l'Irak avait des armes chimiques. Ils ont encore menti en prétendant que je n'avais pas été battu" (en prison), a martelé le président déchu. Un témoin anonyme avait auparavant évoqué la répression contre les habitants de Doujaïl, au nord de Bagdad, dans les semaines et les mois qui ont suivi une attaque contre le cortège présidentiel. "Ma grand-mère nous a dit qu'elle avait été torturée devant ses fils et que ses fils avaient été torturés devant elle", a-t-il dit. Pendant ce temps, une manifestation a réuni pour la deuxième journée consécutive des partisans de l'ex-dictateur à Tikrit. A Dour, plus au sud, un rassemblement similaire a pris un tournure hostile au premier ministre, le chiite Ibrahim Jaafari. "Jaafari est un lâche et un agent des Américains", ont scandé les dizaines de manifestants. Le premier ministre britannique Tony Blair a effectué une visite surprise à Bassorah, dans le sud du pays. Il devait s'adresser au contingent de 8000 hommes déployés dans quatre provinces du sud du pays et rencontrer des responsables américains pour parler sécurité et de la présence des troupes étrangères. A ce propos, le secrétaire américain à la défense, Donald Rumsfeld, a estimé qu'un retrait rapide des forces américaines d'Irak et d'Afghanistan provoquerait une recrudescence du terrorisme dans la région et exposerait les Etats-Unis à des attaques. /ATS
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