Sommet de l'UA à Banjul en Gambie clôturé

BANJUL - Les chefs des Etats membres de l'Union africaine (UA) achèvent leurs travaux du sommet de Banjul. Des mesures destinées à apaiser les tensions au Darfour et en Somalie ont été examinées et le Sénégal s'est engagé à juger sur son sol l'ex-président tchadien Hissène Habré.Examiné à huis clos dimanche matin, le sort d'Hissène Habré, dont la justice belge réclame l'extradition pour crimes contre l'humanité, a fait l'objet entre responsables africains de longues discussions, à l'issue desquelles le président sénégalais Abdoulaye Wade a annoncé que son pays avait finalement accepté de le juger sur son sol."Nous avons pensé que le Sénégal était le pays le mieux placé pour le juger et je pense que nous ne devons pas fuir notre responsabilité", a déclaré M. Wade à des journalistes en marge des débats."Les Africains doivent être jugés en Afrique, c'est pourquoi j'ai refusé l'extradition de Hissène Habré vers la Belgique", a ajouté le chef d'Etat sénégalais, écartant l'idée d'une transmission de la procédure belge à la justice sénégalaise et demandant l'assistance de l'UA pour ce procès.Réfugié au Sénégal, l'ancien chef d'Etat tchadien a été inculpé par un tribunal belge pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et actes de torture, sur plainte de trois Belges d'origine tchadienne pour des atrocités commises lorsqu'il était au pouvoir de 1982 à 1990.En ouvrant le sommet, le président de la Commission de l'UA Alpha Oumar Konaré et son président en exercice le Congolais Denis Sassou Nguesso ont exhorté samedi leurs pairs à prendre des "mesures urgentes" en matière de sécurité.Au sujet du Darfour, M. Konaré a estimé que l'UA devait "trouver les moyens de faire appliquer les accords d'Abuja", signés en mai entre Khartoum et seulement une faction du principal mouvement rebelle.Avant ces questions brûlantes, les dirigeants africains ont abordé dès samedi soir le thème officiel du sommet de Banjul, l'intégration économique.Sur ce sujet aussi, M. Konaré a insisté sur la nécessité de prendre des mesures afin, a-t-il dit, de "dépasser le débat lancinant sur l'UA, organe de coopération ou organe d'intégration" rt de faire avancer le projet, adopté en 2005, de "constituer des Etats Unis d'Afrique". /ATS
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