Sri-Lanka: la Suisse accueillera les négociations avec les tamouls

COLOMBO/BERNE - La Suisse va accueillir des pourparlers entre les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) et le gouvernement srilankais. Selon le médiateur de paix norvégien Solheim, ces négociations devraient avoir lieu à la mi-février, en principe à Genève.Ces pourparlers viseront à garantir le fragile cessez-le-feu arraché en février 2002 sous l'égide de la Norvège mais compromis par une récente escalade des violences qui ont fait 152 morts depuis décembre, a indiqué Erik Solheim cité par l'AFP. Il s'exprimait peu après sa rencontre avec le chef suprême de la rébellion, Velupillai Prabhakaran."Nous nous attendons à ce que Genève soit choisie pour une telle réunion", a ajouté le médiateur. "Il est possible que d'autres entretiens supplémentaires soient nécessaires, en Suisse ou ailleurs en Europe", a indiqué M. Solheim en soulignant la nécessité "d'instaurer un climat propice à la paix".Interrogé par l'ATS, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a confirmé que la Suisse était prête à accueillir ces négociations. "Nous espérons que ces pourparlers puissent avoir lieu aussi vite que possible. Les détails sur le lieu et la date doivent encore être précisés", a indiqué Lars Knuchel, porte-parole du DFAE."La Suisse salue les efforts de la Norvège comme 'facilitateur' et la volonté des deux parties de commencer des pourparlers", a ajouté le porte-parole.Un conseiller pour la promotion de la paix oeuvre à l'ambassade de Suisse à Colombo depuis juin 2003. Disposant d'un budget annuel de 1,5 million de francs, il travaille en priorité dans la promotion des droits de l'homme. Plusieurs projets sont menés, dont l'un visant à lutter contre la torture et les abus dans les prisons.La Suisse - où vivent quelque 40 000 Tamouls, soit l'une des plus grande diaspora - soutient également la Fondation suisse de déminage. Le DFAE considère le rôle de la Suisse au Sri Lanka comme un "accompagnement" par rapport aux efforts de "facilitateur" de la Norvège.Cité par l'AFP, le négociateur en chef des Tigres, Anton Balasingham, a affirmé que la guérilla souhaitait dialoguer "au plus vite". "Nous nous sommes engagés à ce qu'il n'y ait pas d'actes de violences. En contrepartie, nous voulons que le gouvernement fasse en sorte qu'aucune attaque ne soit perpétrée contre des civils innocents et des Tigres", a-t-il ajouté. /ATS
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