Téhéran n'a pas suspendu l'enrichissement, selon l'AIEA

VIENNE - L'Iran n'a pas suspendu l'enrichissement d'uranium à la date butoir du 28 avril fixée par l'ONU, a affirmé l'AIEA dans un rapport remis au Conseil de sécurité. Le président Ahmadinejad a indiqué que son pays ignorerait toute résolution de l'ONU.Des échantillons prélevés le 13 avril par à l'usine d'enrichissement de Natanz, près de Téhéran, "tendent à confirmer, à cette date, le niveau d'enrichissement d'uranium (3,6%) déclaré par l'Iran", selon le rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).Dans son rapport, le directeur général de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, a parallèlement conclu que l'Iran ne coopérait pas entièrement avec les inspecteurs de l'agence onusienne pour déterminer si son programme nucléaire était pacifique ou à vocation militaire.Il n'y a pas eu "beaucoup de progrès" dans cette coopération et "des lacunes subsistent dans la connaissance de l'agence sur l'étendue et la nature du programme de centrifugeuses de l'Iran", poursuit le document. Le Conseil de sécurité, après examen de ce rapport, peut décréter des sanctions contre l'Iran.A Téhéran, le président ultraconservateur iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a menacé de "changer totalement sa manière de coopérer" avec l'AIEA. "Nous sommes toujours désireux de travailler dans le cadre de l'Agence et de rester attachés à ses règles. Mais si on utilise ces règles contre nous, alors nous changerons totalement notre manière de coopérer avec ces organisations", a-t-il déclaré.Le chef de l'Etat a ajouté que Téhéran n'accorderait aucune importance à une éventuelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU relative à son programme nucléaire. "Ceux qui veulent empêcher les Iraniens d'être dans leur droit devraient savoir que nous nous fichons totalement de ces résolutions", a-t-il ajouté lors de sa visite dans la province septentrionale de Zanjan.Dans une volonté de calmer le jeu, le président américain George W. Bush a déclaré que "le processus diplomatique ne (faisait) que commencer". J'ai dit au peuple américain que la diplomatie était mon premier choix, et cela devrait être le premier choix de tout président", a également déclaré M. Bush, selon lequel "il y a des différences significatives entre l'Irak (en 2003, ndlr) et l'Iran". /ATS
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