Allocations: les partisans veulent plus, les opposants non

BERNE - Le net "oui" à la loi sur les allocations familiales donne un mandat clair en faveur d'un renforcement de la politique familiale, se réjouissent ses partisans. Ils veulent déjà améliorer le système. L'opposition est programmée."Journée de joie" pour un résultat qui dépasse les espérances, a salué le président de Travail.Suisse, Hugo Fasel. L'organisation syndicale faîtière avait retiré son initiative populaire qui réclamait 450 francs par enfant en faveur du compromis élaboré par le parlement. Selon M. Fasel, c'est "un mandat clair pour aller plus loin". Travail.Suisse veut désormais faire pression pour que la loi entre en vigueur dès 2008 et non en 2009.Ravi d'une "victoire pour laquelle le parti de la famille s'est battu depuis 10 ans", le président du PDC Christophe Darbellay veut également inclure les indépendants dans le système. Le PDC veut par ailleurs continuer à renforcer la politique familiale pour prévenir la violence chez les jeunes.Au PS, le président Hans-Jürg Fehr entend se battre pour la suppression des primes d'assurance maladie pour les enfants dans le cadre d'une caisse maladie unique. Selon M. Fehr, le résultat reflète une volonté de soutien accru aux familles mais aussi de plus d'harmonisation.A l'Union suisse des arts et métiers (USAM), à l'origine du référendum, le directeur Pierre Triponez se dit "plutôt déçu, mais moyennement surpris". "La nouvelle loi va accroître les charges des employeurs de 10% et cela va réduire les possibilités d'action dans d'autres domaines", rappelle le conseiller national radical bernois.L'Union patronale suisse annonce pour sa part qu'elle s'opposera énergiquement à tout développement ultérieur des allocations. Selon elle, le régime fédéral n'apporte aucun progrès pour la politique familiale et ne fait qu'alourdir les coûts du travail pour l'économie.Le président de l'UDC Ueli Maurer dénonce le "double langage" des associations économiques. Selon lui, elles ont certes combattu les allocations familiales, mais elles ont aussi milité en faveur du "milliard de cohésion". Elles ne doivent donc pas s'étonner que le peuple ait accepté les allocations. Au PRD également opposé à la loi, le président Fulvio Pelli "prend acte d'un "oui" largement prévisible". /ATS
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