Allocations pour enfants: travail.Suisse retire son initiative

BERNE - Le syndicat Travail.Suisse a décidé de retirer son initiative "pour de plus justes allocations pour enfants". Il soutiendra le contre-projet indirect adopté en mars par le Parlement et contre lequel les milieux économiques ont lancé le référendum.Cette loi prévoit une allocation minimale de 200 francs par enfant jusqu'à 16 ans et de 250 francs pour les jeunes en formation jusqu'à 25 ans dans tout le pays. Dans son initiative populaire, l'organisation des syndicats chrétiens exigeait une somme de 450 francs pour couvrir les frais d'entretien de chaque enfant.Le texte approuvé par les Chambres fédérales est une amélioration par rapport à la situation actuelle et "nous ne voulons pas qu'il soit mis en danger par le référendum de l'économie", a déclaré le conseiller national et président de Travail.Suisse Hugo Fasel (PCS/FR) à l'issue de la séance du comité qui a pris la décision de retirer l'initiative.Certes, il s'agit d'un compromis modéré puisque le montant des allocations prévu est nettement inférieur à ce que nous voulions, a affirmé Martin Flügel, responsable pour le syndicat de la politique sociale. Grâce à cette loi toutefois, toutes les familles recevront la même chose; les allocations pour enfants devront être augmentées dans 17 cantons et celles pour jeunes en formation dans 24, a-t-il relevé.Estimant que sans leur initiative la loi n'aurait pas abouti, Travail.Suisse et le syndicat Syna se lanceront dans la campagne référendaire de toutes leurs forces. "Nous voulons être à la tête de tous ceux qui s'engagent pour une véritable politique familiale", a dit M. Fasel."Il est indispensable d'avoir le maximum de clarté dans cette campagne. S'il y a deux thèmes trop proches mis en votation, cela risque de créer une confusion dans la population et des divisions à l'intérieur du camp favorable aux allocations", a ajouté Meinrado Robbiani des syndicats chrétien-sociaux tessinois.Selon lui, toutes les chances doivent être mises du même côté pour permettre à la politique familiale de devenir un pilier de la politique sociale. "Car aujourd'hui, un nombre élevé d'enfants est source d'appauvrissement". /ATS
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