Bex (VD): le patron d'un bar saccagé blesse grièvement un requérant

BEX VD - La tension est remontée d'un cran à Bex (VD). Le patron d'un bar a grièvement blessé un requérant d'asile guinéen débouté et porteur de drogue. En représailles, une vingtaine d'Africains ont saccagé l'établissement. 18 policiers ont dû intervenir.Le patron du bar, originaire de Serbie-Monténégro, a été inculpé par le juge d'instruction. Agé de 32 ans et sous l'influence de l'alcool au moment des faits, ses motivations précises n'ont pas été élucidées pour le moment, a indiqué mardi la police cantonale vaudoise.Le tenancier a blessé à la tête un Guinéen de 25 ans frappé de non entrée en matière et qui ne réside pas à Bex. Il était connu des services de police pour voies de fait et trafic de drogue: les ambulanciers ont sorti six boulettes de cocaïne de sa bouche. Sa vie n'est pas en danger.Pour prêter main forte à leur compagnon et le venger, une vingtaine d'Africains provenant du centre Fareas de Bex sont venus saccager le bar et en casser les vitres. Un requérant d'asile de Guinée-Bissau de 21 ans a dû être conduit à l'hôpital de Monthey (VD) après s'être blessé avec du verre.Dix-huit policiers sont intervenus pour ramener le calme. Des conducteurs de chien ont été requis ainsi que la Rega, l'ambulance du Chablais et le SMUR. Le déploiement de forces de l'ordre a impressionné les requérants dont le comportement est "inadmissible quels que soient leurs motifs", a indiqué le directeur de la Fareas, Pierre Imhof, après les avoir rencontrés mardi.Des mesures de surveillance vont être mises sur pied, ont expliqué le directeur de la Fareas et la police afin d'éviter tout nouveau débordement. Pierre Imhof craint notamment des réactions négatives de la population de Bex puisque de tels incidents ne sont pas les premiers dans la région.Le responsable a déjà rencontré le syndic de Bex, Michel Flückiger, pour un échange d'informations. Un travail commun associant la Fareas, le canton, la commune et la police est nécessaire pour calmer le jeu.Quelque 150 requérants qui ne peuvent pas travailler logent à Bex, a expliqué Pierre Imhof, qui ne cache pas son inquiétude devant une telle situation. La tension semblait pourtant être retombée à Bex après différents problèmes qui ont défrayé la chronique. /ATS
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