Bilan positif de Christoph Blocher au gouvernement: il veut rester

BERNE - Christoph Blocher est persuadé de "faire avancer les choses au sein du gouvernement dans l'intérêt de la Suisse". Le ministre UDC a tiré un bilan entièrement positif de ses deux ans au Conseil fédéral, où il compte bien rester après les élections de 2007. A la manière d'un industriel, Christoph Blocher veut "rendre des comptes au public à la fin de chaque année". Le chef du Département fédéral de justice et police (DFJP) estime avoir rempli son contrat. Selon lui, les seuls points noirs qu'il a évoqués, devant la presse convoquée sur la colline bernoise du Gurten, ne peuvent pas lui être imputés. Comme l'an dernier, le conseiller fédéral s'en est pris à l'administration, accusée d'un manque de réalisme considérable. "Je maintiens que l'administration est une sorte d'atelier protégé", a-t-il lancé, malgré le rappel à l'ordre du Conseil fédéral que lui avait valu cette déclaration lors de son premier bilan. Pour lui, l'administration légifère sans connaître réellement les problèmes de la population. Quant aux cadres, ils sont nommés grâce à leurs connaissances spécifiques, mais ne disposent pas des qualités de conduite nécessaires, a-t-il critiqué. Le Zurichois considère avoir réalisé un changement de mentalité "clairement perceptible" dans le domaine politique. Les problèmes sont désormais abordés publiquement, même si la "discussion ouverte est trop souvent perçue comme une querelle". Dans cette optique, le chef du DFJP considère la décision concernant la privatisation de Swisscom et l'interdiction d'achats à l'étranger comme une "grande réussite". Quant à savoir si la communication de la décision a été mauvaise, "cela reste à voir", selon le conseiller fédéral UDC. "Le but est en tout cas atteint; et pour moi, le but, c'est le but". Quant à l'examen prévu par la commission de gestion du National à ce sujet, cela lui est "égal". Christoph Blocher ne songe en outre nullement à se retirer. "J'ai l'intention de rester au Conseil fédéral après le renouvellement intégral de fin 2007". Et de nier vouloir se porter candidat au Conseil national. Quant à sa cote de popularité médiocre dans les sondages, Christoph Blocher a fait mine de ne pas s'en préoccuper. Le démocrate du centre s'est félicité encore d'avoir réussi à obtenir le déclassement de l'adhésion de la Suisse à l'Union européenne de but stratégique au rang d'option. /ATS
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