CFF: Benedikt Weibel part en retraite anticipée à la fin 2006

BERNE - Benedikt Weibel va quitter la direction des CFF à la fin de l'année à 60 ans. Les éloges se sont succédées après l'annonce de sa démission. Au point que pour trouver son successeur, il faudrait le cloner, a plaisanté le ministre Moritz Leuenberger.M. Weibel a motivé sa décision par les quatorze années passées à la tête de l'entreprise. En tant que sportif, il sait aussi que l'on doit arrêter à un moment où l'on est encore en pleine possession de ses forces. "Mieux vaut partir trop tôt que trop tard", a-t-il dit, précisant qu'il était en bonne santé."Dès 2004 et chaque fois que les CFF ont rencontré un problème, les médias m'ont demandé si j'allais partir. L'année écoulée m'a amené à réfléchir. La décision n'a pas été facile à prendre, mais elle n'est pas liée à des éléments extérieurs", a assuré M. Weibel. Après la panne générale du 22 juin 2005, il avait déclaré que sa démission n'était pas d'actualité.Marié et père de trois enfants, Benedikt Weibel n'a pas encore eu le temps de penser à son avenir. "Mais je ne vais pas cultiver des roses". Au vu de sa grande expérience dans le secteur ferroviaire, il n'exclut pas d'être actif au niveau international ou dans le domaine de la formation."Durant ces treize ans et deux mois à la tête des CFF, aucune période n'a été facile", a-t-il ajouté. Les dix prochains mois vont être "intenses". M. Weibel compte atteindre des objectifs personnels, dont la signature d'une nouvelle convention collective de travail (CCT) et celle du nouveau contrat de prestations entre les CFF et la Confédération.Le nom de Benedikt Weibel restera associé à Rail 2000 qu'il a mis en place. Il a aussi assuré la transformation de la régie fédérale en société anonyme. Mais au-delà des réformes concrètes qu'il a réalisées et de ses compétences en matière ferroviaire, c'est surtout son sens social et de la communication ainsi que sa sensibilité au service public qui ont été vantés vendredi.Les CFF sont devenus un exemple en Europe grâce à Benedikt Weibel. Il a réussi à en faire une entreprise à la fois concurrentielle et sociale. Il a très bien maintenu le contact tant avec les syndicats qu'avec le monde politique, a dit M. Leuenberger, président de la Confédération.Le PDC et le PS insistent sur l'engagement de M. Weibel en faveur du service public. Il a donné des impulsions déterminantes pour l'extension et la consolidation de l'ensemble des transports publics en Suisse, ajoute l'Union des transports publics. /ATS
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