Chiens dangereux: le National veut une solution à l'échelon du pays

BERNE - Le National veut un dispositif contre les chiens dangereux au niveau suisse. Malgré les réticences du Conseil fédéral et d'une partie du PRD et de l'UDC, il a maintenu la pression en approuvant une motion par 128 voix contre 43.Le texte adopté par la Chambre du peuple à l'initiative de sa commission préparatoire demande au gouvernement de prendre, sur la base de la loi sur la protection des animaux, les "mesures nécessaires". Parmi celles-ci est citée, à titre d'exemple, l'interdiction des chiens "susceptibles de représenter un danger considérable pour l'homme".Le Conseil national n'a pas mené de véritable débat avant de se prononcer sur cette problématique, largement médiatisée après le décès début décembre d'un garçonnet déchiqueté par trois pitbulls à Oberglatt (ZH). Il n'a pas non plus arrêté d'arsenal de protection précis.Il s'agit par cette motion de mettre la pression sur le Conseil fédéral pour qu'une action soit entreprise et qu'une solution "confédérale" soit élaborée, a souligné Oskar Freysinger (UDC/VS) au nom de la commission.Les cantons veulent que le Conseil fédéral prenne ses responsabilités, a fait valoir de son côté le rapporteur de langue allemande Heiner Studer (PEV/AG). Cela correspond aussi à une "volonté politique claire" des commissions des deux Chambres.Marlyse Dormond (PS/VD), une des rares députés à avoir pris la parole, a abondé dans leur sens. Le gouvernement doit proposer un cadre légal minimum, car la Suisse est un petit pays, ce qui nécessite une solution fédérale, a-t-elle argumenté.Invoquant une base légale insatisfaisante, la responsabilité première des détenteurs de chiens et la souveraineté des cantons, le Conseil fédéral a décidé vendredi de demander au Parlement de rejeter cette motion. Mais il n'a pas discuté des propositions élaborées en début d'année par les services du ministre de l'économie Joseph Deiss.L'adoption de cette motion apporte désormais de l'eau au moulin des partisans d'un tel concept. Joseph Deiss ne l'a d'ailleurs pas caché. "Le Conseil fédéral voulait attendre le débat au Parlement car l'issue de ce vote déterminera le genre de mesures qu'il devra prendre", a-t-il dit devant les députés. /ATS
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